Pas de terrain d'entente

Renée et Michael Kastner, entourés de leurs enfants... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Renée et Michael Kastner, entourés de leurs enfants Logan, Xavier, Mikaël, Axel, Caleb et Alia. Le couple a acheté quatre lots d'une acre dans le secteur des chemins Pink et Klock, il y a trois ans, dans l'espoir d'y construire leur maison de rêve.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Une famille de six enfants du secteur Aylmer voit son rêve être anéanti par la Ville de Gatineau et son nouveau schéma d'aménagement.

Si les grands promoteurs immobiliers continuent d'étendre l'urbanisation sur le territoire gatinois à coup de procédures et d'obtention de changements de zonage, tel que l'affirmait la semaine dernière dans nos pages le président du Comité consultatif d'urbanisme (CCU), Richard Bégin, il en est bien autrement pour la famille de Renée Kastner.

Cette dernière et son conjoint ont acheté quatre lots d'une acre dans le secteur des chemins Pink et Klock, il y a trois ans, dans l'espoir d'y construire leur maison de rêve et offrir à leur marmaille un beau grand terrain pour s'amuser.

Après avoir englouti 100 000 $ pour acheter ces terrains, en plus de payer leurs taxes municipales et scolaires à chaque année, la famille Kastner a récemment appris qu'elle n'aurait probablement pas l'autorisation de développer ses terrains avant plusieurs décennies.

La Ville de Gatineau précise que ce secteur, nommé le « projet Labelle », est situé en zone rurale, à l'extérieur du périmètre urbain, et que le nouveau schéma d'aménagement interdit tout développement dans ce type de secteur.

« On se disait que ce serait bien d'avoir un terrain plus grand pour notre famille qui est pas mal grande, explique Mme Kastner, qui habite le secteur Aylmer depuis 12 ans. On a fait nos recherches et on a découvert ces terrains. À l'époque, la Ville nous disait que c'était à l'extérieur du périmètre urbain, mais que si on était prêt à patienter deux ou trois ans, qu'on pourrait éventuellement bâtir notre maison. »

Le couple a entamé les démarches pour réaliser son rêve il y a quelques mois auprès de la municipalité. Il a rapidement déchanté.

« On nous dit maintenant que c'est impossible de développer nos terrains parce que c'est à l'extérieur du périmètre urbain, explique Mme Kastner. Je comprends que la Ville souhaite concentrer les gens dans le centre-ville, mais ces terrains sont à nous. Nous ne demandons pas les services municipaux. Nous comprenons qu'avec la grandeur de notre terrain, il faudrait s'arranger avec un puits artésien et une fosse septique. Ce que nous ne comprenons pas, c'est l'interdiction stricte que nous impose la Ville, surtout quand on voit tout ce qui se construit présentement à Aylmer. »

Au service des communications de la Ville de Gatineau, on affirme que le secteur du « projet Labelle » est situé à l'extérieur du périmètre urbain, en zone rurale, et que le nouveau schéma d'aménagement n'autorise pas le développement dans ce secteur, pas plus que d'y prolonger le réseau routier.

« Les orientations du schéma d'aménagement visent à concentrer le développement à l'intérieur du périmètre urbain, et exigent des développements d'une densité minimale de 20 logements à l'hectare, desservis par les réseaux d'aqueduc et d'égouts », ajoute Cynthia Lauzon, porte-parole au service des communications.

Plutôt que de pouvoir construire la maison de leurs rêves sur un grand terrain, la famille de Mme Kastner se retrouve maintenant dans un cul-de-sac. Certains nous recommandent de nous payer un avocat, mais nous n'avons pas énormément d'argent à investir là-dedans. En attendant, j'ai quatre de mes enfants qui doivent dormir dans la même chambre. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer