Le crime en hausse à Aylmer

Le chef du Service de police de Gatineau,... (Martin Roy, LeDroit)

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Le chef du Service de police de Gatineau, Mario Harel, attribue à la croissance démographique marquée la hausse de la criminalité dans le secteur Aylmer.

Martin Roy, LeDroit

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Pendant que le nombre d'infractions au Code criminel connaissait une diminution de 5 % à Gatineau, en 2014, un seul secteur, celui d'Aylmer, faisait bande à part en affichant une hausse substantielle de 12 % de la criminalité sur son territoire.

Tous les types de crimes sont à la hausse dans l'ouest de la Ville, a confirmé, hier, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Alors que les crimes contre la propriété, notamment, affichent des baisses variant de 12 % à 16 % selon les secteurs, ils sont en augmentation de 10 % à Aylmer.

Le chef du SPVG, Mario Harel, affirme qu'il ne faut pas chercher trop loin pour trouver une explication à ces statistiques. Selon lui, c'est la croissance démographique qui est en cause. « À Aylmer, il y a une augmentation fulgurante du nombre de résidents, dit-il. On voit donc la criminalité se déplacer. Il faut aussi dire que les autres secteurs de la ville sont plus vieillissants, donc moins criminalisés. Ce type de variation est normale avec l'essor que connaît présentement Aylmer. »

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, affirme être satisfait de la capacité d'adaptation du Service de police, qui a augmenté sa présence dans ce secteur afin de faire face à la situation.

La division des enquêtes criminelles a porté une attention particulière, en 2014, aux cas d'agressions sexuelles, dont les plaintes sont à la hausse sur le territoire de la Ville de Gatineau. Les victimes sont désormais prises en charge et rencontrées dans un délai maximum de 14 jours suivant le dépôt d'une plainte. Les cas plus graves sont quant à eux pris en charge sur-le-champ.

La section des stupéfiants a effectué 88 perquisitions qui ont permis des saisies d'une valeur marchande de 2,3 millions $, en plus de recueillir la somme de 788 000 $ en argent. Le tout a mené à 601 accusations. La lutte aux gangs de rue a mené à 29 mandats de perquisition, ainsi que la saisie de 460 000 $ en argent et en stupéfiants.

Redorer son image

L'image du SPVG a été mise à mal à quelques reprises au cours de la dernière année, que ce soit par la confirmation que certains policiers faisaient l'utilisation de stéroïdes, ou encore par le renvoi expéditif de son inspecteur-chef, Robert Filiou, pour de graves écarts de conduite.

Pour éviter que de tels événements se reproduisent, la division des normes professionnelles et des affaires internes a rédigé une capsule interne à l'intention de l'ensemble de son personnel sur l'utilisation de renseignements policiers à des fins non professionnelles. Une formation de six heures a aussi été dispensée aux étudiants de 2e année en Techniques policières concernant l'éthique dans l'application des devoirs et des pouvoirs policiers.

Quant à l'utilisation de stéroïdes par des policiers, le chef Harel a admis ne pas être « très fier » de ce que cela a eu comme impact sur l'image du SPVG. « On continue à sensibiliser nos policiers pour s'assurer qu'ils évitent des situations où ils pourraient compromettre leur éthique, a affirmé M. Harel. Les stéroïdes, ce n'est pas légal et si des policiers en utilisent, nous allons faire ce qu'on a à faire. »

Le maire Pedneaud-Jobin a salué ces efforts faits par le SPVG sur le terrain de l'éthique. « On sait qu'on a eu des cas malheureux dernièrement, notamment un cas carrément à l'état-major ou quelqu'un n'était pas au-dessus de tout soupçon. L'état-major a agi rapidement. Il y a une volonté claire du SPVG pour être au-dessus de tout soupçon. »

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