Une «erreur fiscale», selon le maire

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin considère qu'il faut construire... (Etienne Ranger, archives LeDroit)

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin considère qu'il faut construire en plus haute densité.

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La conception urbaine sur laquelle s'est construite la Ville de Gatineau au cours des dernières décennies est une « erreur fiscale », selon le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

« Nous sommes construits en basse densité et cette faible densité fait que dans chaque rue, nous n'avons pas assez de taxes pour payer les services à la propriété et les services à la personne qui viennent avec le développement urbain », affirmait le maire de Gatineau, la semaine dernière, devant un comité de la Chambre des Communes, à Ottawa.

Dans l'édition de mardi du Droit, le président du Comité consultatif d'urbanisme (CCU) de la Ville de Gatineau, Richard Bégin, admettait que les contribuables gatinois devront accepter de payer encore pendant « un bout de temps » pour les erreurs de développement du passé. D'après des données colligées par les Hautes études commerciales (HEC), Gatineau fait partie des villes de 100 000 habitants et plus où les coûts pour les infrastructures reliés à l'eau sont les plus élevés au Québec.

« Les décideurs qui nous ont précédés ont voulu surtout répondre aux besoins du marché immobilier plutôt que d'encadrer la croissance, affirmait le maire la semaine dernière. Nous en vivons aujourd'hui les conséquences. »

À Gatineau, la quasi-totalité de l'augmentation de la dette est consacrée aux infrastructures. La totalité des hausses de taxes des dernières années sert à financer de nouveaux investissements dans les infrastructures. « La taxe dédiée, la réserve cycle de vie et notre politique d'augmentation de la dette pèsent déjà assez lourd sur notre capacité fiscale, et il serait mal avisé d'ajouter encore au fardeau des Gatinois », ajoute le maire Pedneaud-Jobin.

Le maire précise que toutes les villes canadiennes sont aux prises avec des infrastructures dont l'état ressemble à celui des infrastructures de Gatineau. « Nous, nous investissons énormément et je crois que ce sont de bonnes dépenses, dit-il. Il faut le faire, sinon ça va finir par nous coûter encore plus cher. »

Le conseiller Richard Bégin n'a pas mâché ses mots envers le service d'urbanisme qui selon lui n'arrive pas toujours à contrer les pressions des promoteurs immobiliers de Gatineau. « J'espère que M. Bégin va proposer des solutions comme président du comité d'urbanisme, a rétorqué le maire. Il a aussi dit que le schéma d'aménagement est la réponse. Il faut construire en plus haute densité et arrêter de construire là où on considère que c'est de l'étalement urbain. »

Gatineau en est à sa troisième version du schéma d'aménagement envoyée à Québec. Le document n'a toujours pas été approuvé officiellement par le gouvernement.

Par ailleurs, l'Union des municipalités du Québec (UMQ) dévoilera le 22 mai prochain les résultats d'une étude exhaustive sur l'évolution de la fiscalité et des finances municipales. La question du contrôle des dépenses municipales y sera largement abordée.

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