Réflexion sur le lobbyisme chez les élus gatinois

Le conseiller du district de Limbour, Cédric Tessier,... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le conseiller du district de Limbour, Cédric Tessier, admet n'avoir jamais demandé à un promoteur s'il était inscrit au registre des lobbyistes et avoue ne pas vraiment avoir l'intention de le faire dans l'avenir.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Les conseillers municipaux de la Ville de Gatineau admettent ne pas trop s'en faire avec le respect de l'esprit de la Loi sur le lobbyisme.

Comme le maire Maxime Pedneaud-Jobin, la semaine dernière, ils répètent qu'il revient d'abord aux promoteurs de respecter la Loi en s'inscrivant au Registre des lobbyistes et que leur responsabilité comme élus se résume à un effort de sensibilisation auprès de ceux qui tentent de les influencer sur un projet ou un autre.

Se gardant bien de faire dans la langue de bois, le conseiller Cédric Tessier admet n'avoir jamais demandé à un promoteur s'il était inscrit au Registre des lobbyistes et avoue ne pas vraiment avoir l'intention de le faire dans l'avenir.

«Le Commissaire au lobbyisme encourage les politiciens à le demander, mais ce n'est pas une obligation légale, dit-il. La loi est claire, c'est au lobbyiste de s'inscrire et s'il ne le fait pas, ce n'est pas de ma faute.»

En toute honnêteté, le conseiller Gilles Carpentier a lui aussi admis ne pas demander systématiquement aux promoteurs qui l'interpellent s'ils sont inscrits au registre public. «Ce serait mentir de dire que je le fais systématiquement, dit-il. Selon moi, c'est une question de jugement, mais la bonne chose à faire est de poser la question et de sensibiliser les gens à leur obligation.»

Les discussions secrètes qu'entretient la maire de Gatineau avec un partenaire privé dans le dossier du centre multifonctionnel ont mis en lumière, la semaine dernière, le peu d'effort fait par les élus gatinois pour faire respecter la loi.

Réflexion en cours

Questionné de nouveau à ce sujet, mardi, le maire Pedneaud-Jobin a affirmé qu'une réflexion a été entamée à son cabinet pour voir s'il y a lieu de mieux respecter l'esprit de la loi.

Le cabinet du maire évalue présentement la mise en place d'un «mécanisme automatique» qui permettrait au maire de mieux jouer le rôle dévolu aux politiciens dans la loi. «Est-ce que c'est la réceptionniste ou la personne responsable de mon agenda qui devrait demander à la personne de s'inscrire au registre? Est-ce qu'on doit le faire aussi avec la direction générale? C'est une réflexion qu'on doit faire, a-t-il dit. On va voir si on peut faire des choses pour que ce soit fait de façon plus systématique.»

La conseillère Sylvie Goneau affirme essayer «dans la mesure du possible» de rappeler aux lobbyistes qu'ils ont l'obligation légale de s'inscrire au registre. «La responsabilité revient d'abord à la personne et je ne pense pas que c'est à l'élu de courir après ça, mais je crois que c'est une habitude qu'on devrait prendre de façon systématique.»

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