Bientôt un nouveau garage pour la STO

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Son garage de la rue Jean-Proulx, à Gatineau, débordant plus que jamais, la Société de transport de l'Outaouais (STO) attend impatiemment que Québec lui remette la subvention accordée pour l'érection d'un second garage au nord de l'autoroute 50, dans l'est de Gatineau.

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Après plus de huit ans de tergiversations, la Société de transport de l'Outaouais (STO) aura un tout nouveau hangar dans l'est de Gatineau.

L'édifice sera situé à mi-chemin entre le boulevard Labrosse et la montée Paiement, au nord de l'autoroute 50. Son ouverture est prévue pour 2017.

L'annonce a eu lieu en grande pompe, vendredi matin, au beau milieu du garage actuel de la STO.

Le ministre québécois des Transports, Robert Poëti, était de passage en Outaouais pour l'occasion. «La construction de ce centre de transport est un investissement qui répond à un réel besoin», a-t-il souligné à plusieurs reprises.

Québec assumera 75 % de la facture totale du projet, estimée à 75 millions $.

C'est la firme gatinoise Boless qui a été choisie pour s'occuper du chantier, un contrat de 51,1 millions de dollars.

Le Bureau des grands projets de la Ville de Gatineau sera mis à contribution pour éviter les dépassements de coûts, a confirmé le président de la STO, Gilles Carpentier. Mais le conseiller municipal ne s'en inquiétait pas outre mesure. «On a eu des soumissions très compétitives», s'est-il réjoui.

Dans les plans depuis longtemps

Le projet de garage dans l'est de Gatineau était dans les cartes depuis plusieurs années. Déjà, en 2007, la STO estimait qu'il serait nécessaire.

Le hangar actuel du secteur Hull ne peut abriter que 250 autobus, alors que la flotte dépasse les 300 véhicules. «Le garage actuel est à pleine capacité», a résumé le conseiller Carpentier.

Le nouveau hangar pourra loger l'équivalent de 250 autobus conventionnels ou de 180 autobus articulés, en plus de nombreux ateliers.

Le manque de place «engendrait des frais substantiels pour la STO, qui devait entreposer des véhicules à l'extérieur, avec ce que ça implique», a fait remarquer la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, en conférence de presse.

Améliorer les services

Cette nouvelle infrastructure devrait donner un coup de pouce au transport en commun dans la région, croient les élus.

«Pour les citoyens, un investissement comme ça, ce n'est pas très visible, mais ça a un impact direct», a plaidé le ministre Poëti.

Le conseiller Carpentier était du même avis. «Ça nous permettra de déployer nos autobus avec plus de fluidité. Présentement, s'il y a une panne à Buckingham, l'autobus de dépannage part [de Hull].»

Le manque d'espace provoque des problèmes parfois surprenants, a raconté le président de la STO. «Ça peut paraître anodin, mais on a une soixantaine de supports à vélo, ici, qu'on ne peut pas installer [...] parce que ça nous empêcherait d'entreposer tous nos autobus.»

Une réunion au sommet sur le futur du Rapibus prévue le mois prochain

Le maire de Gatineau et le ministre québécois des Transports discuteront du futur du Rapibus le 4 juin prochain.

De passage en Outaouais, vendredi, le ministre Robert Poëti a confirmé que la rencontre était déjà inscrite à son agenda.

«Notre intention, c'est de continuer à appuyer le Rapibus», a affirmé le ministre en mêlée de presse. «Après avoir reçu les informations sur le projet, il me semblait essentiel d'avoir une rencontre avec le maire.»

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin est bien satisfait de cet engagement. «On sait qu'en matière de transports, à Gatineau, il y en a beaucoup. Il y a le prolongement du Rapibus (vers le boulevard Lorrain), il y a l'éventuel prolongement vers l'ouest, il y a les investissements dans le transport en commun en général... Donc pour moi, c'est important d'échanger avec le ministre.»

Le conseiller de Buckingham heureux du retour de la ligne 95

Le conseiller de Buckingham, Martin Lajeunesse, se réjouit du retour de la ligne directe d'autobus 95 dans son secteur l'automne prochain.

«Je suis heureux que la STO ait considéré les recommandations des citoyens», a-t-il souligné par voie de communiqué vendredi. «Le retour de la ligne directe 95 pendant les heures de pointe est une avancée importante pour améliorer les temps de trajet, notamment en fin de journée.»

Dès cet automne, la ligne 95 se reliera en matinée au corridor Rapibus à partir de la station La Cité. En après-midi, 15 voyages directs seront ajoutés en partance d'Ottawa pour emprunter le corridor Rapibus jusqu'à la station La Gappe et poursuivre jusqu'à Buckingham.

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