Centre multifonctionnel: accroc à la Loi sur le lobbyisme

Selon les informations obtenues par LeDroit, le partenaire... (Courtoisie)

Agrandir

Selon les informations obtenues par LeDroit, le partenaire avec qui discute présentement la Ville de Gatineau est le géant mondial du divertissement, AEG.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le maire de Gatineau a continué, mercredi, de respecter son entente de confidentialité pour ne pas préciser l'identité du mystérieux partenaire privé avec qui il discute du financement du centre multifonctionnel.

Pour éviter d'aiguiller les médias et la population, Maxime Pedneaud-Jobin a aussi refusé d'indiquer si ce partenaire potentiel avec qui il cherche à conclure une entente de principe depuis plus d'un mois respecte la loi sur le lobbying. «Je ne veux pas faire de commentaires qui, indirectement, permettraient de faire des liens vers l'identité du partenaire en question», a-t-il lancé.

Il a d'ailleurs laissé entendre qu'il n'avait pas plus cherché à le savoir, alors que la responsabilité d'un élu envers la Loi est de s'assurer qu'elle est respectée, et à la limite, d'inviter l'entreprise fautive à s'inscrire sans tarder.

Au Québec, toute entreprise qui souhaite soumettre un projet d'affaires à un titulaire de charge publique a la responsabilité légale de s'inscrire au Registre des lobbyistes. Elle a 60 jours pour le faire après la première communication. Pour ce mystérieux partenaire, il serait encore temps de se conformer.

Au terme des discussions sur l'avenir du centre multifonctionnel, mardi, M. Pedneaud-Jobin assurait être appuyé dans la démarche auprès de ce partenaire par le service juridique de la Ville et que le tout se passait dans un cadre légal exemplaire.

Mercredi, il a expliqué qu'il appartient au lobbyiste de s'inscrire au registre et que le commissaire au lobbyisme recommande aux élus de poser «systématiquement» la question aux gens qui présentent des projets d'affaires à la Ville, ou qui tentent de l'influencer sur un dossier ou un autre. «Un élu ne peut pas être condamné pour ne pas avoir invité la personne à s'inscrire», a-t-il rappelé.

Selon les informations obtenues par LeDroit, le partenaire avec qui discute présentement la Ville de Gatineau est le géant mondial du divertissement, AEG. L'ancien ailier gauche vedette des Olympiques de Gatineau, Luc Robitaille, serait partie prenante des discussions. Ni l'un, ni l'autre ne sont inscrits au Registre des lobbyistes. Par ailleurs, aucun lobbyiste actuellement inscrit au même registre n'est actuellement en pourparlers avec la Ville de Gatineau.

Haussement de ton

Quelques élus on fait connaître leur mécontentement, mardi, après avoir appris l'existence d'un partenaire privé potentiel dans le dossier du centre multifonctionnel. Ils jugent qu'ils auraient dû être mis au fait de l'existence de ces discussions dès le départ. Mardi, à l'ouverture des discussions publiques sur le centre multifonctionnel, seuls les membres du comité exécutif et la haute direction de la Ville étaient au courant de ces négociations.

Le maire Pedneaud-Jobin est loin de s'émouvoir devant ce type de revendications. «Le maire aurait pu, dans un cas comme celui-là, travailler seul du début à la fin et ça aurait été tout à fait légitime. C'est triste que certains se sentent froissés, mais le maire à un rôle, l'exécutif à un rôle, mais des choses comme des discussions avec des partenaires d'affaires ça ne se fait pas à 19. Ça marche comme ça dans toutes les villes du monde. Ce n'est pas de la télé-réalité qu'on fait, c'est de la gestion de l'État. Un des défauts du passé était cette espèce de volonté de vouloir tout gérer à 19.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer