Négos avec les cols blancs: ça joue du coude

«Nous allons devoir le négocier, mais il y... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

Agrandir

«Nous allons devoir le négocier, mais il y a une limite à ce qu'on peut faire en matière de hausse de la rémunération», affirme le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les négociations entre la Ville de Gatineau et ses cols blancs s'annoncent ardues. Les hausses salariales demandées par le syndicat pourraient atteindre, voire dépasser les 5 % par année, a appris LeDroit.

Les détails des offres patronales et des demandes syndicales demeurent pour l'instant secrets. Elles ont été déposées par les deux parties mardi. Le président du syndicat des cols blancs, Marc Demers, affirme qu'il est encore trop tôt pour porter un jugement sur ce qui est présenté par la Ville. «Nous sommes encore en train d'analyser le tout et nous n'allons pas négocier sur la place publique», a-t-il précisé. 

M. Demers mentionne toutefois que la négociation entourant les régimes de retraite viendra passablement compliquer les choses. «La négociation va partir avec la part que les cols blancs devront rembourser pour les déficits passés du régime, dit-il. Il y a peu d'espace de négociation à ce chapitre à cause de la Loi 15. Il y a un processus d'arbitrage si nous devions ne pas nous entendre sur cette question.»

Par ailleurs, la loi prévoit aussi que les cols blancs devront augmenter leur cotisation au régime de retraite de 4,5 % par année. «Si nous ne voulons pas nous appauvrir, ça va nous prendre des augmentations salariales d'au moins 4,5 %, dit-il. Ça ne commence pas trop bien, disons. L'employeur a de grosses demandes, mais le syndicat aussi. Nous espérons pouvoir nous entendre dans un délai raisonnable, mais c'est certain que ce sera ardu.»

Concurrence ruineuse 

En octobre dernier, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, affirmait, lors d'une entrevue avec LeDroit, que Gatineau n'avait plus les moyens de jouer le jeu de la concurrence avec le fédéral au chapitre de la rémunération de ses employés. 

«Il y a une volonté claire du conseil, disait-il, de freiner cet élan de concurrence absolue avec le fédéral. Nous commençons un nouveau cycle de négociations avec nos travailleurs. Nous avons la volonté de trouver d'autres façons d'être concurrentiel. Nous allons devoir le négocier, mais il y a une limite à ce qu'on peut faire en matière de hausse de la rémunération.»

La première séance de négociation entre Gatineau et ses cols blancs doit avoir lieu mercredi prochain.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer