Gatineau se penchera sur l'«électropollution»

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À la demande de certains citoyens, la Ville de Gatineau se penchera sur l'implantation des compteurs intelligents d'Hydro-Québec, d'importants émetteurs de radiofréquences.

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La Ville de Gatineau se penchera sous peu sur les impacts possibles sur la santé qui pourraient découler de l'implantation des compteurs intelligents d'Hydro-Québec, émetteurs de radiofréquences.

Une citoyenne de Gatineau, Nathalie Leclerc, est une personne qu'on appelle intolérante aux champs électromagnétiques. Les téléphones cellulaires et les bornes Wi-Fi sont devenus ses pires ennemis. Ces appareils présents dans la vie de tous les jours lui causent des maux de tête, de l'anxiété, des étourdissements et de l'insomnie. Les cas les plus graves peuvent éprouver des nausées, des saignements de nez, des palpitations et des afflux de sang dans les yeux.

La jeune femme a fait un vibrant plaidoyer aux élus gatinois, mardi, en leur demandant d'appuyer les revendications de son groupe, Gatineau refuse, qui demande à Québec de décréter un moratoire sur l'installation de compteurs intelligents, et de lancer une enquête chapeautée par le BAPE pour évaluer les risques de ces compteurs sur la santé des gens et sur les risques de l'«électropollution».

Les élus ont été sensibles à la cause de Mme Leclerc, mais de l'aveu du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, la prudence est de mise dans ce dossier. Les spécialistes ne s'entendent pas sur le concept d'électrosensibilité. Ce diagnostic n'existe pas au Québec, contrairement à l'Ontario et à la Nouvelle-Écosse.

«Il y a un certain nombre de villes qui se sont prononcées, qui ont demandé un moratoire ou un certain nombre de choses, dit-il. Moi, je veux aller prudemment dans ce dossier et c'est pourquoi la Commission ville en santé va regarder ça.»

Le maire ajoute qu'il y a un «enjeu d'expertise» dans le cas de l'électrosensibilité. «Santé Canada a une position, Hydro a une position, la Direction de la santé publique en a une aussi et il y a des citoyens qui, comme on le voit, ne reconnaissent pas les jugements de ces instances-là», note M. Pedneaud-Jobin.

Dans le cas où la commission recommanderait à la Ville une action dans ce dossier, le maire voit cependant mal comment Gatineau pourrait faire plus que de prendre une position politique et interpeller le gouvernement. Il rappelle que l'installation des compteurs intelligents ne relève pas du tout de juridiction municipale.

Le dossier doit être présenté à la Commission ville en santé en juin, a indiqué la présidente, Louise Boudrias. Cette dernière doit rencontrer Mme Leclerc vendredi. «La commission va évaluer l'argumentaire, on va analyser les positions des autres villes et nous pourrions demander une rencontre avec Hydro-Québec», a-t-elle précisé.

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