Des membres du SPVG s'envoleront en Haïti

La sergente-détective Sonia Loiseau, la sergente-détective Marie Eve... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La sergente-détective Sonia Loiseau, la sergente-détective Marie Eve Hélie et l'agent Pierre Lanthier ont été choisis parmi une vingtaine de candidats lors d'un processus rigoureux dirigé par la GRC.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Trois policiers de Gatineau quitteront leur poste, leurs collègues, leur ville et leur famille, la semaine prochaine, pour participer à une mission de paix des Nations unies d'une durée d'un an en Haïti.

Il s'agit d'une première pour le Service de police de la Ville de Gatineau depuis 2001.

L'agent Pierre Lanthier, la sergente-détective Sonia Loiseau et la sergente-détective Marie Eve Hélie terminent ces jours-ci une formation sur la culture et les valeurs du pays. Ils ont été choisis parmi une vingtaine de candidats lors d'un processus rigoureux dirigé par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

«Les policiers qui participent à cette mission se feront assigner des tâches en fonction de leurs habiletés et leurs expériences une fois sur le terrain, explique le sergent Pierre Rivest de la GRC. Ils pourront jouer un rôle stratégique pour aider la police haïtienne. Nous croyons aussi beaucoup au mentorat. Nos policiers sont très reconnus pour leurs qualités dans les relations avec la communauté.»

Une telle mission n'est cependant pas sans danger. D'ailleurs, la raison de leur présence en sol haïtien avec un contingent d'une trentaine d'autres policiers est d'aider le pays à rétablir la primauté du droit et la sécurité publique. Le sergent Rivest n'a pas voulu trop élaborer sur le sujet, mais les policiers de Gatineau pourraient être appelés à se rendre dans des secteurs aussi violents que Cité-Soleil, reconnu pour son taux de criminalité extrêmement élevé.

La sergente-détective Marie Eve Hélie, également agente sur l'unité de contrôle de foule, reconnaît que les défis seront nombreux. «Il faudra s'adapter à la chaleur, la nourriture et les maladies, mais c'est une très belle opportunité de représenter la Ville de Gatineau, notre service de police et le Canada. Nous allons travailler avec des policiers d'une cinquantaine de pays là-bas, et ça, c'est très enrichissant.»

La sergente-détective Sonia Loiseau, qui en plus de sa formation de policière détient un certificat en psychologie et une formation en espagnol, affirme que c'est pour participer à une mission de paix comme celle-là qu'elle a voulu devenir policière. «C'est sûr que pour les familles, il y a une grande inquiétude, dit-elle. On sait que les communications là-bas, ce n'est pas toujours évident, mais ma famille est très heureuse de me voir partir parce qu'elle sait que je veux faire ça depuis 10 ans.»

Le chef de la police de Gatineau, Mario Harel, ajoute qu'une telle mission est enrichissante pour ceux qui y participent, mais aussi pour les autres qui restent et qui profiteront de l'expérience des participants à leur retour. «Ils vont développer des habiletés en leadership et en résolution de problèmes, note-t-il. C'est enrichissant aussi pour ces policiers de partager leurs connaissances. [...] C'est aussi une question de fierté de contribuer à faire rayonner la Ville et son service de police parmi d'autres services de police de partout à travers le monde.»

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