La brutalité policière dénoncée

La manifestation gatinoise s'est déroulée pacifiquement, sans arrestation.... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

La manifestation gatinoise s'est déroulée pacifiquement, sans arrestation.

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Quelques dizaines de personnes ont marché dans les rues du secteur Hull, hier, dans le cadre de la Journée internationale contre la brutalité policière.

À Gatineau, la relation entre les citoyens et les forces policières n'est pas des plus incendiaires. Du moins, pas en comparaison avec Ferguson aux États-Unis, ou encore Montréal où le Service de police de la Ville de Montréal est critiqué après la mort, l'an dernier, du sans-abri Alain Magloire.

Les relations sont moins tendues, ça ne signifie pas qu'aucune critique n'est formulée à l'égard du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Selon le coordonnateur de l'Association pour la défense des droits sociaux (ADDS-Gatineau), David Clément, le profilage social demeure un problème à Gatineau.

M. Clément soutient que plusieurs personnes marginalisées - les sans-abri, par exemple - sont arrêtées à répétition par le SPVG pour des infractions mineures, comme traverser la rue au mauvais endroit, ou encore laisser un déchet au sol.

«Les personnes qui se font profiler à Gatineau n'ont rien à se reprocher, ils font exactement ce que monsieur et madame tout le monde font au quotidien. [...] Le profilage et la surveillance accrue contre ces personnes fait en sorte qu'elles se font arrêter à tour de bras.»

Le coordonnateur du Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais, Alexandre Ranger, croit également que le profilage social demeure un problème répandu. Il note cependant que dans certains contextes, comme celui du campement du ruisseau de la Brasserie, les policiers gatinois font preuve de plus de patience.

Selon David Clément, le profilage politique des manifestants est également problématique. Il affirme être «fiché» par les policiers, comme plusieurs autres militants de la région. «On sait qu'on est fiché, dans les manifestations, on se fait appeler par nos noms. [...] C'est pour ça qu'on vit dans un état policier, dès qu'on conteste, c'est le bras armé de l'état qui va nous suivre.»

Contrairement à Montréal où la manifestation a été déclarée illégale dès le départ, la contestation gatinoise s'est déroulée sans arrestation.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer