Le conseiller «salit tout le monde», selon le maire

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

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Mike Duggan s'éloigne du «gros bon sens» en laissant planer le doute sur de possibles malversations dans le dossier du 79, chemin Fraser, selon le maire de Gatineau. «Ce qu'il fait présentement, c'est salir tout le monde, et ça, c'est inacceptable», dit Maxime Pedneaud-Jobin.

Le maire reconnaît au conseiller Duggan «une très grande marge de manoeuvre au niveau de la liberté d'expression». Mais selon lui, le conseiller va trop loin en remettant en cause l'intégrité de bien des gens. «Il porte des accusations en essayant de ne pas en porter, affirme M. Pedneaud-Jobin. Pour moi, ce n'est pas acceptable en matière d'intégrité de faire ça.»

Dans LeDroit de mardi, M. Duggan affirmait qu'il y avait «trop de coïncidences» dans l'histoire du 79, chemin Fraser pour qu'il cesse sa «recherche de la vérité». La dernière de ces coïncidences, selon M. Duggan, se trouve à la page 26 du rapport annuel du Centre local de développement (CLD) de Gatineau. Il y est indiqué que le CLD a accompagné Patrick Molla dans sa recherche d'un terrain industriel pour son entreprise Storeimage. Le conseiller rappelle que M. Molla est le propriétaire du 79, chemin Fraser.

Le maire a rappelé que la police de Gatineau n'a trouvé aucune preuve de malversation dans le dossier du 79, chemin Fraser, tout comme l'enquêteur embauché par la Ville, les élus et la direction générale. «Le ministère des Affaires municipales n'a pas jugé opportun de se mêler du dossier. Si M. Duggan a des faits, qu'il appelle les autorités compétentes.»

Briser le huis clos

Pour le maire de Gatineau, un huis clos, c'est sacré, et gare à celui qui se fera prendre à le briser. Des sanctions leur pendent au bout du nez, a tenu à rappeler le maire de Gatineau aux membres du conseil municipal, mardi. Mike Duggan qui a, dans nos pages, expliqué comment, en huis clos, s'étaient déroulées les discussions entourant la venue à Gatineau des Mosaïcultures internationales de 2017, a affirmé, sur les ondes du 104,7 FM, avoir été la cible de menaces du maire, mardimatin.

«Je n'ai menacé personne, s'est défendu le maire de Gatineau. Ce que j'ai dit à M. Duggan comme à l'ensemble du conseil, c'est qu'un élu qui ne respecte pas son code d'éthique et ses obligations légales s'expose à des sanctions. Si on ne respecte pas les huis clos, si on transmet des documents qu'on n'a pas le droit de transmettre, on enfreint le code d'éthique et légal. Si ça arrive, il y aura des sanctions. Les gens doivent respecter la loi, c'est ce que j'ai dit.»

Le maire Pedneaud-Jobin affirme avoir précisé aux élus une liste de sanctions possibles. Certaines peuvent être «politiques», dit-il. «Si quelqu'un ne veut pas respecter le huis clos, il pourrait ne plus être invité aux huis clos, a affirmé le maire. Pour travailler, il faut parfois être capables de discuter entre nous. Une personne qui dénonce ça doit choisir de participer ou non aux huis clos. Si M. Duggan perçoit ça comme une menace, je pense que c'est lui qui a un problème, pas moi.»

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