Les élus mal à l'aise de travailler avec Duggan

«Je suis de moins en moins à l'aise... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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«Je suis de moins en moins à l'aise avec M. Duggan autour de la table. On ne sait plus si ce qui se dit à huis clos ne va pas devenir public. C'est intolérable», affirme la conseillère Louise Boudrias au sujet de son collègue Mike Duggan.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Une majorité d'élus de Gatineau éprouve «un malaise» à travailler avec le conseiller Mike Duggan autour de la table du conseil municipal, affirment la conseillère Louise Boudrias et le président du conseil, Daniel Champagne.

Le conseiller aylmerois se retrouve de plus en plus isolé au sein du conseil municipal de Gatineau, au lendemain de ses déclarations sur le 79, chemin Fraser, dans LeDroit, et son non-respect des règles du huis clos.

«J'ai discuté avec la majorité de mes collègues et je peux dire que ceux à qui j'ai parlé partagent tous mon opinion, affirme Mme Boudrias. Je suis de moins en moins à l'aise avec M. Duggan autour de la table. On ne sait plus si ce qui se dit à huis clos ne va pas devenir public. C'est intolérable.»

Le président du conseil affirme avoir réitéré à plusieurs reprises les règles du huis clos à Mike Duggan. «On tente de lui expliquer ses responsabilités, mais je pense qu'il ne comprend pas, ajoute Mme Boudrias. Il a une incompréhension de son rôle d'élu et de ses responsabilités. Il peut donner son opinion sur tous les sujets. Ce qu'il ne peut pas faire c'est de dire ce qui se dit à huis clos.»

Daniel Champagne affirme que la situation provoquée par M. Duggan nécessite une réponse rapide de la part du conseil. «Je ne sais pas s'il peut y avoir des sanctions ni si nous avons la capacité d'en imposer, dit-il. Mais avant tout, nous devons nous occuper de ce problème, et nous devons le faire rapidement. Nous devons avoir une discussion ensemble. Il y a probablement des règles de régie interne du conseil qu'il faut changer afin d'être en mesure de faire face à une situation comme celle-là.»

Incompréhension

Louise Boudrias admet avoir énormément de difficulté à s'expliquer la sortie de Mike Duggan concernant les Mosaïcultures internationales qui doivent avoir lieu à Gatineau en 2017. M. Duggan dit que la Ville a pris sa décision dans l'opacité et qu'elle a volontairement fermé la porte à toute concurrence pour favoriser les Mosaïcultures. Il dénonce aussi la dépense de 175000 $ du CLD dans l'étude d'avant-projet.

«Je ne comprends pas ce qu'il veut dire, affirme Mme Boudrias. Le comité du 150e anniversaire a été mandaté par une résolution du conseil municipal. Le CLD a décidé d'investir dans l'étude après une décision unanime de son conseil d'administration. Est-ce que M. Duggan remet en question tout le conseil d'administration du CLD?»

La conseillère soutient aussi que M. Duggan ne dit pas la vérité quand il affirme avoir été rabroué par ses collègues lorsqu'il posait des questions lors de la présentation à huis clos sur les Mosaïcultures. «C'est faux, complètement, dit-elle. Tout le monde a posé des questions, c'est notre droit en tant qu'élu. Tout s'est fait dans les règles de l'art. Il y a ensuite eu un vote indicatif et M. Duggan a été le seul à voter contre. C'est son droit.»

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