Duggan ne lance pas de fleurs aux Mosaïcultures

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Le conseiller Mike Duggan reproche à l'administration municipale d'avoir écarté toute forme de concurrence afin de dérouler le tapis rouge aux Mosaïcultures.

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Le conseiller aylmerois Mike Duggan remet en question tout le processus menant à la venue des Mosaïcultures internationales, à Gatineau, en 2017.

Selon lui, les décisions dans ce dossier se sont prises dans une opacité qui mérite d'être dénoncée. Il reproche à l'administration municipale d'avoir écarté toute forme de concurrence afin de dérouler le tapis rouge à cet événement d'envergure qui doit s'installer au parc Jacques-Cartier dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération.

«Je vois la façon dont la Ville travaille avec le CLD dans le dossier du 150e et je me questionne, affirme M. Duggan. Il n'y a eu aucun appel d'offres pour attirer un grand événement à Gatineau. On a décidé que c'était les Mosaïcultures, comme ça, à portes fermées, sans permettre à la concurrence d'offrir autre chose.»

M. Duggan ajoute aussi éprouver un malaise quant à la dépense de 175000 $ que fera le CLD pour participer à l'étude d'avant-projet des Mosaïcultures à Gatineau. «Moi, je suis prêt à ce qu'on dépense l'argent des contribuables pour réaliser des projets, pas pour les étudier, lance-t-il. Là, nous n'avons aucun détail réel sur ce projet.»

Deux millions de dollars

Le conseiller raconte aussi comment, à huis clos, il s'est fait rabrouer par ses collègues du conseil municipal et par le cabinet du maire lorsqu'il a posé des questions sur la possibilité que la Ville investisse jusqu'à 2 millions $ dans les Mosaïcultures. Il affirme avoir été le seul à s'opposer à une telle dépense.

«Gatineau semble prête à mettre 2 millions $ là-dedans sans savoir ce qui en restera, affirme M. Duggan. Ce n'est pas un investissement pour les Gatinois, ça, c'est un grand trou dans lequel on met l'argent des contribuables. Aussi bien brûler cet argent. Ce sera bien beau pour les touristes, mais que restera-t-il pour les contribuables? J'étais le seul à la table à poser des questions et mes collègues me disaient de me la fermer. Unanimement, ils étaient tous contre moi. Je suis un élu, je suis imputable. J'ai le droit de poser des questions. Il s'agit de l'argent du public.»

M. Duggan affirme qu'il s'est fait rappeler qu'il n'avait pas le droit de discuter en public des sujets traités à huis clos. «On me dit de ne rien dire, mais là, c'est une situation qui n'est pas démocratique, avance-t-il. On évite de s'ouvrir à la concurrence et je ne devrais pas en parler. On ne peut plus continuer comme ça. Je me questionne aussi sur le rôle du CLD et aussi sur comment sont prises les décisions de dépenser de l'argent dans cet organisme.»

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