Une culture à changer au sein des équipes sportives

Pour Alain Sanscartier, le logo sur le manteau... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Pour Alain Sanscartier, le logo sur le manteau implique «des balises et des paramètres à respecter».

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Les histoires de filles, les fêtes trop intenses et les comportements hors glace douteux «créent des ulcères» chez les responsables d'équipes sportives. Selon le vice-président aux opérations hockey de l'Intrépide de Gatineau et coordonnateur du programme hockey sports-études à Nicolas-Gatineau, Alain Sanscartier, il existe bien une culture malsaine, datant d'une autre époque, et qui doit cesser.

Pour M. Sanscartier, comme pour bien d'autres gestionnaires d'équipe sportive, le logo sur le manteau implique «des balises, des paramètres à respecter».

Six joueurs des Olympiques de Gatineau font l'objet d'une enquête pour action indécente parce qu'ils auraient eu une aventure avec une femme intoxiquée, dans la salle des toilettes du Boston Pizza du secteur du Plateau. Cette dernière, qui se serait montrée consentante lors des événements, n'a pas porté plainte et ne s'est toujours pas manifestée à la police.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) dit poursuivre son enquête pour action indécente. Aucune accusation n'avait encore été portée, hier soir.

«Sur ce qui se serait passé (vendredi dernier à Gatineau), on dit que ce n'est rien de nouveau, que cela se produisait il y a 30 ans, et que cela se produit ici comme ailleurs. Est-ce que ça veut dire que c'est correct? Est-ce que ça donne le droit de faire comme ailleurs? De faire comme il y a 30 ans? La réponse, c'est non.»

Lorsqu'il se prononce sur le dossier de deux anciens membres des Gee Gees de l'Université d'Ottawa accusés d'agression sexuelle en 2014, ou encore sur celui des Olympiques, Alain Sanscartier confie que les entraîneurs et directeurs des équipes sont hantés par d'éventuelles allégations du genre. «Ç'a créé des ulcères, ces affaires-là.»

Parrainage

Les Olympiques de Gatineau peuvent compter sur un programme de parrainage avec le SPVG. Ce programme est valide à longueur d'année.

Sur le site web de la Ville de Gatineau, on peut lire qu'un des aspects du programme «Jeu de puissance» consiste «à inculquer aux joueurs les connaissances de la loi, le but et l'esprit de la loi, ainsi que les façons de s'y conformer. Le programme est une occasion privilégiée pour le joueur de créer des liens avec un adulte intervenant important de la société.»

Hier, le sergent Jean-Paul LeMay a expliqué que le programme permettait surtout aux joueurs d'avoir «un contact en dehors de la bulle hockey».

Au cours de la saison, résume-t-on sur le site de la Ville, «des réunions ont lieu entre les responsables du programme afin d'organiser quelques activités de groupe et voir à corriger les problèmes si nécessaire. À la fin de la saison, une dernière rencontre a lieu pour dresser un bilan et soumettre des recommandations pour la prochaine saison.»

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