Windmill lance son projet à Gatineau

Le cofondateur de Windmill, Jeff Westeinde, a aussi... (Courtoisie)

Agrandir

Le cofondateur de Windmill, Jeff Westeinde, a aussi confirmé que deux immeubles à condominium de six étages seront construits en bordure de la rivière des Outaouais.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est maintenant officiel, le développement du secteur des chutes de la Chaudière par la firme Windmill, un projet d'un milliard de dollars qui s'échelonnera jusqu'en 2030, deviendra réalité.

Et c'est sur la rive québécoise, à Gatineau, que le projet prendra d'abord vie. Windmill a confirmé, mardi, que les travaux de décontamination et de construction de la phase I débuteront dès l'automne prochain. Trois anciens bâtiments industriels et patrimoniaux à l'entrée du site seront rénovés et aménagés pour y accueillir 125000 pieds d'espaces à bureaux et des commerces.

Le cofondateur de Windmill, Jeff Westeinde, a aussi confirmé que deux immeubles à condominium de six étages seront construits en bordure de la rivière des Outaouais. «Les espaces commerciaux seront prêts à être occupés dès 2016, tandis que les résidences pourront accueillir leurs premiers occupants en 2017», a-t-il précisé.

La vente de ces condominiums doit débuter au cours des prochains mois. La phase II du projet doit quant à elle débuter pendant la réalisation de la première phase, mais c'est le marché qui aura le dernier mot sur la vitesse à laquelle Windmill avancera dans le projet, a indiqué M. Westeinde.

Les maires d'Ottawa et de Gatineau étaient tous deux présents, mardi, lors de cette annonce attendue depuis plus de 50 ans dans la région. Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a salué la volonté de Windmill de réaliser ce projet dans, dit-il, le «pire enfer administratif au monde». «Il y avait une volonté de tous pour que ce projet voit le jour parce qu'il y a un gain pour tout le monde, a-t-il ajouté. Nous avons mis en place une cellule uniquement dédiée à ce projet dans notre service d'urbanisme, afin d'arrimer nos échéanciers avec la Ville d'Ottawa.»

Extension de la rue Laval

Le maire de Gatineau continue toutefois de porter une attention très particulière à la façon dont se fera le lien entre le projet Windmill - qui prend maintenant le nom de Zibi - et le centre-ville déjà existant de Gatineau. «Nous sommes en train de revoir tous les accès à notre centre-ville, indique le maire. La dernière chose qu'on veut c'est ça devienne un ghetto isolé. On veut absolument que ce soit une partie de notre centre-ville, avec des liens fluides entre les deux.»

Jeff Westeinde reconnaît mettre beaucoup d'effort pour répondre aux exigences de la Ville de Gatineau. «Nous voulons créer des liens très forts avec le centre-ville de Gatineau, dit-il. On va faire une extension de la rue Laval qui se rendra jusque dans le coeur de notre projet, dans une esplanade publique. Nous travaillons aussi avec les commerçants du centre-ville de Gatineau pour voir comment y attirer les gens qui viendront dans Zibi. Nous allons créer quelque chose d'unique pour unir tout le secteur.»

Windmill ne croit pas que les milliers de personnes qui viendront éventuellement s'établir dans Zibi auront un impact négatif sur la circulation automobile dans le secteur, déjà très achalandé aux heures de pointe.

«C'est une communauté verte qu'on veut développer, explique M. Westeinde. Une communauté verte ça n'a pas vraiment besoin d'une automobile. Nous souhaitons que les gens vivent, travaillent, consomment et se divertissent ici. Nous aurons de bons liens pour les piétons et les cyclistes et nous allons nous assurer d'une bonne desserte du transport en commun.»

Le quartier Zibi en chiffres

37
acres de terrain, dont 22 à Gatineau
1
milliard
de dollars investis
60%
d'espace résidentiel, 20% d'espaces à bureau et 20% d'espaces commerciaux
3500
unités de logement en copropriété
25%
du site sera composé d'espaces verts
2030
l'année prévue de la fin du projet

L'importance de la rivière et de l'histoire algonquine

Les Premières Nations occuperont une place de choix dans le développement du secteur des chutes de la Chaudière.

D'abord, en nommant le projet «Zibi», le promoteur Windmill va chercher dans la langue algonquine pour identifier ce secteur de 37 acres. Zibi qui signifie «rivière» en algonquin a aussi l'avantage de se dire aussi bien en français qu'en anglais. «Nous avons choisi Zibi parmi les quelque 200 noms qui nous ont été suggérés pour le site, a indiqué Jeff Westeinde, cofondateur de Windmill. Ce nom a été choisi pour évoquer à la fois la riche histoire des Algonquins dans le secteur et l'importance de la rivière des Outaouais pour la collectivité.»

M. Westeinde a aussi précisé que des emplois sur le site seront réservés à des membres des Premières Nations afin de représenter la diversité canadienne et l'apport des Premières Nations dans l'histoire du pays.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer