Gatineau veut un statut particulier en immigration

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La conseillère municipale Mireille Apollon a a eu de la difficulté à démontrer la pertinence de cette demande.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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La Ville de Gatineau demande au gouvernement du Québec de lui reconnaître un troisième statut particulier, en immigration celui-là, mais peine à en démontrer la pertinence devant les députés.

En ses qualités de deuxième pôle d'attraction d'immigration au Québec, après Montréal, Gatineau estime que Québec doit considérer une telle avenue. Gatineau souhaite assumer le leadership régional dans l'élaboration d'une « stratégie spécifique » d'immigration et d'intégration. La Ville de Gatineau dit avoir besoin des ressources financières pour lui permettre d'accomplir ce mandat de « concertation ».

Il s'agit de la principale recommandation de la conseillère Mireille Apollon, qui présentait, hier, à Québec, le mémoire de la Ville de Gatineau lors des consultations publiques sur une nouvelle politique québécoise en matière d'immigration et d'inclusion.

Mme Apollon a cependant eu beaucoup de difficulté à expliquer aux députés, notamment à la péquiste Carole Poirier qui l'a talonnée sur le sujet pendant plusieurs minutes, la pertinence d'une telle reconnaissance. « Gatineau a besoin d'une structure d'accueil performante et spécifique, a tenté Mme Apollon comme explication. Il y aura bientôt 35 000 emplois disponibles chez nous et nous avons besoin de preneurs pour ces emplois. Nous avons besoin de plus de rapidité pour offrir des équivalences et pour la reconnaissance des diplômes. »

La députée Poirier a rappelé à Mme Apollon que les villes n'avaient aucun mandat dans la reconnaissance des diplômes.

Même si le mémoire de la Ville de Gatineau parle d'un « statut particulier », le directeur du Service des arts de la culture et des lettres de la Ville de Gatineau, Louis Cabral, a préféré parler de « considérations particulières » pour Gatineau, ajoutant un peu plus de flou à la recommandation gatinoise.

La meilleure piste quant aux particularités régionales en matière d'immigration est venue du député de Pontiac, André Fortin, qui était pourtant là pour questionner la Ville de Gatineau sur ses positions. M. Fortin a mentionné que plusieurs immigrants qui viennent s'installer à Gatineau arrivent d'Ottawa. Ces derniers, a-t-il souligné, ne passent pas par les critères de sélection du Québec. Il voulait savoir l'impact d'une telle situation pour Gatineau.

Mme Apollon a indiqué que ces derniers n'étaient pas tenus de passer par les groupes de francisation, qui sont, dit-elle, des lieux d'intégration importants. Elle a ajouté que les discussions entre Gatineau et Ottawa en matière d'immigration ne faisaient que débuter.

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