Deux réseaux à arrimer

Au grand dam de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG), la Ville d'Ottawa... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Patrick Woodbury, LeDroit

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Au grand dam de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG), la Ville d'Ottawa semble beaucoup plus préoccupée par la réduction du nombre d'autobus de la Société de transport de l'Outaouais (STO) sur la rue Wellington que par l'arrimage entre les deux réseaux dans l'ouest.

L'un des scénarios à l'étude pour la phase II du train léger à Ottawa a fait grand bruit en 2014 parce qu'il excluait l'Aéroport international d'Ottawa. Ce scénario excluait aussi un autre tronçon important, surtout pour les Gatinois, celui du pont ferroviaire Prince-de-Galles devant permettre d'arrimer les réseaux de transport d'Ottawa et de Gatineau.

Depuis, l'administration de l'aéroport a entamé des discussions avec Ottawa pour financer une partie des études lui permettant d'inclure une station du train léger à ses installations aéroportuaires. Le tronçon traversant le pont Prince-de-Galles jusqu'à Gatineau, lui, demeure très incertain. Le candidat à la mairie d'Ottawa lors de la dernière campagne électorale, Mike Maguire, avait souligné l'importance d'utiliser ce pont ferroviaire pour arrimer les deux réseaux, mais depuis, pas de nouvelle.

«Si Ottawa veut qu'on réduise le nombre d'autobus qui traversent de son côté, Gatineau va le faire avec plaisir, mais qu'Ottawa fasse traverser son train pour créer un lien avec le réseau de transport de Gatineau, lance Antoine Normand, président de la CCG. Pour l'instant, le train semble s'arrêter aux plaines LeBreton. Je ne crois pas que la solution soit de faire traverser nos autobus aux plaines.»

Faisant très attention pour ne pas jeter de l'huile sur le feu, le président de la STO, Gilles Carpentier, rappelle que les derniers jours ne font que confirmer que le dialogue doit s'ouvrir entre Ottawa et Gatineau sur la question du transport en commun. Une rencontre doit d'ailleurs avoir lieu d'ici le début du mois de mars.

M. Carpentier admet ne pas connaître les plans de la Ville d'Ottawa quant au pont Prince-de-Galles. Il sera toutefois important pour la STO de savoir rapidement à quelle adresse loge sa voisine. «Nous sommes en train de compléter notre étude pour prolonger notre transport collectif rapide vers l'ouest de la ville, note-t-il. Nous ne pouvons pas compléter cette étude sans, au préalable, avoir discuté avec Ottawa pour connaître les opportunités dans chacun de nos plans pour arrimer nos réseaux, nos corridors et nos technologies. Nous devons déposer notre étude à l'automne 2015.» M. Carpentier ajoute que l'ouest est de loin le secteur qui permet le plus d'opportunités pour arrimer les deux réseaux.

Quant aux demandes du maire d'Ottawa pour réduire le nombre d'autobus sur la rue Wellington, M. Carpentier indique qu'un effort important a déjà été fait par la STO, permettant de réduire de 20 % le nombre d'autobus qui transitent entre les deux rives.

«Il faut avoir des discussions avec Ottawa pour bien connaître leurs attentes envers la STO, explique M. Carpentier. Il faut voir si c'est réalisable et même souhaitable. Si nous ne transportons plus nos gens en autobus à Ottawa, ils vont devoir traverser quand même. Plusieurs travaillent à Ottawa. Ce n'est certainement pas souhaitable pour aucune des deux rives qu'ils traversent en autosolo.»

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