Moins de dommages par le feu à Gatineau

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Le nouveau schéma de couverture de risque en incendie coûte cher aux Gatinois, mais les résultats sont au rendez-vous.

Le chef des pompiers de Gatineau, André Bonneau, en a fait la preuve, hier, en présentant le rapport d'activité du Service de sécurité incendie aux élus de Gatineau. Les pertes matérielles dues à un incendie ont touché un plancher historique, à Gatineau, en 2014, atteignant un peu plus de 5 millions$.

Il s'agit d'une baisse considérable par rapport aux années qui ont précédé l'entrée en vigueur du schéma de couverture de risque en 2006, alors que les pertes matérielles dues au feu dépassaient largement les 20 millions$.

«Dans les trois années qui ont suivi la mise en place du schéma de couverture de risque, les dommages ont diminué à 16 millions$ par année en moyenne, précise le chef des pompiers. Là, nous sommes à 5 millions$. C'est majeur.»

M. Bonneau dédie ces résultats en premier lieu à ses pompiers, «un personnel performant», dit-il, mais aussi aux différents programmes de prévention et à la combinaison d'équipement plus efficace et une meilleure utilisation de la mousse plutôt que l'eau pour éteindre les feux.

«Le fait d'avoir des pompiers en permanence dans chacune de nos casernes et d'avoir un schéma de couverture qui nous a permis de positionner les casernes aux bons endroits sont des éléments qui nous permettent de répondre plus rapidement aux appels d'urgence», ajoute le chef des pompiers.

Les pompiers de Gatineau ont eu à répondre à 56 feux de cuisson en 2014. «C'est beaucoup», note M. Bonneau. Ce dernier ajoute que certains quartiers où la concentration de locataires est plus importante sont plus souvent le théâtre d'incendie que les quartiers où les occupants sont des propriétaires. Ces données permettent aux pompiers de mieux cibler leurs activités de prévention.

Le chef Bonneau affirme aussi qu'il attend avec impatience le rapport sur l'incendie de l'Isle-Verte avant de se positionner sur une réglementation plus musclée par rapport à la présence de gicleurs dans les résidences pour personnes âgées. Gatineau a déjà la réglementation la plus stricte au Québec à ce niveau, mais le chef des pompiers voudrait bien exiger que toutes les résidences soient giclées. Conscient que cela peut représenter plusieurs centaines de milliers de dollars en rénovation, il préfère attendre que Québec se positionne dans le dossier avant de forcer un durcissement des exigences.

Mabelanger@ledroit.com

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