Les secrets fédéraux restent à Gatineau

L'immense édifice construit par Bell, en 2011, dans... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'immense édifice construit par Bell, en 2011, dans le secteur Buckingham, sera agrandi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La Ville de Gatineau autorise l'agrandissement d'un centre de traitement et d'hébergement de données ultrasecrètes du gouvernement fédéral situé à Buckingham.

Il s'agit de la phase II de l'immense édifice de 80000 pieds carrés construit par Bell au coût de 100 millions$, en 2011, à l'angle du chemin Findlay et de l'avenue Lépine. L'agrandissement se fera en façade de l'avenue Lépine. Le conseiller du quartier, Martin Lajeunesse, indique qu'il s'agit d'un investissement de plusieurs millions de dollars.

Bell avait à l'époque obtenu in extremis le contrat pour le stockage de données de niveau 3 du gouvernement fédéral, soit des informations hautement confidentielles. L'immeuble renferme des serveurs et d'autres équipements technologiques d'une valeur de quelque 300 millions$.

Une aide de 1,15 million$

Gatineau avait réussi à attirer ce centre d'hébergement de données, entre autres, grâce à un généreux programme de crédit de taxes pour certaines entreprises sur son territoire. La Ville avait modifié son programme en 2010 pour rendre admissible ce type d'entreprise.

De 2012 à 2016, Bell aura profité d'un crédit de taxes d'un peu plus de 1,15 million$, grâce au programme de la Ville de Gatineau. Ça représente près de 60% de la somme totale versée par le biais de ce programme depuis 10 ans. Neuf autres entreprises se sont partagées 756000 $ en crédit de taxes grâce à ce programme.

En novembre dernier, le conseil municipal s'est questionné sur la pertinence de ce programme, notamment à cause du peu d'entreprises qui s'en sont prévalues. Le conseil a finalement adopté la prolongation de ce programme jusqu'en juin prochain, afin de donner le temps à l'administration de consulter le milieu des affaires et faire une recommandation aux élus.

Le conseiller Lajeunesse reconnaît que l'aide financière dont a bénéficié Bell pour s'implanter à Buckingham n'a pas été un impact important sur la création d'emploi. Une vingtaine de personnes travaillent actuellement dans ce centre d'hébergement de données.

«Mais il y a un terme au crédit de taxes, dit-il. Une fois que ce sera terminé, la compagnie devra payer son plein compte de taxes foncières. Pour la Ville, ça représente beaucoup d'argent. Sans ce crédit de taxes, la compagnie se serait peut-être installée à Ottawa ou ailleurs.»

En 2015, Bell profitera d'un crédit d'une valeur de 267665 $. Le crédit de taxes prendra fin le 31 décembre 2016. Dès 2017, l'entreprise devra verser la totalité de son dû à la Ville de Gatineau, ce qui représentera plus de 600000 $ par année, selon les dimensions actuelles de l'immeuble. Au bout d'une décennie, ce seront plus de 6 millions$ que Bell aura versés dans les coffres de la Ville en taxes municipales.

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