Gatineau veut une équipe de choc contre la collusion

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a confirmé qu'une équipe... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a confirmé qu'une équipe dédiée à la lutte à la collusion permettrait de réduire les coûts et de concentrer les efforts pour avoir plus de résultats.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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La Ville de Gatineau étudie la possibilité de former une équipe de choc dédiée uniquement à déterrer des pratiques collusionnaires qui auraient pu avoir lieu sur son territoire par le passé.

«C'est un des scénarios à l'étude présentement avec la direction générale, confirme le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Cette équipe spécialisée pourrait se consacrer juste à ça pendant un certain temps. Ça nous permettrait de réduire nos coûts et de concentrer nos efforts pour avoir plus de résultats.»

Une telle équipe regrouperait des fonctionnaires du service des infrastructures, de l'approvisionnement et des avocats, précise le maire de Gatineau. Il est cependant trop tôt pour dire que la Ville devrait recourir à de nouvelles embauches pour créer cette équipe spécialisée.

De passage en commission parlementaire sur le projet de loi 26 devant permettre aux villes de se faire rembourser l'argent volé par les firmes collusionnaires, vendredi, le maire Pedneaud-Jobin a souligné l'effort «titanesque» qui a été nécessaire pour permettre à la Ville de documenter en détail les impacts de la collusion faite par les firmes d'ingénieur entre 2003 et 2009 à Gatineau.

Le projet de loi déposé par la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, prévoit pour l'instant une présomption de dommage de 15 % sur les contrats visés par la collusion. Le maire de Gatineau souhaiterait plutôt que cette présomption soit haussée à 20 % et que les firmes collusionnaires soient également obligées de rembourser - en temps et en argent - les efforts qui ont été nécessaires pour démontrer qu'il y a eu collusion.

La Ville a déjà documenté la collusion faite par les firmes de génie au courant des années 2000. Le maire a tenu à préciser des propos rapportés par LeDroit vendredi, concernant de la possible collusion dans le domaine de l'asphalte en 2004. «Dans le cas de l'asphalte, nous avons des indices qui nous permettent de croire qu'il faut faire des analyses supplémentaires, dit-il, mais je ne tiens pas pour acquis qu'il y a eu de la collusion dans ce domaine. Nos indices nous démontrent qu'on doit pousser notre analyse plus loin.»

Quant à savoir à quoi pourrait servir l'argent qui serait remboursé à la Ville, le maire demeure évasif, soulignant au passage que Gatineau fait face à d'importants enjeux dans l'entretien de ses infrastructures et que son réseau de bibliothèque a bien besoin d'investissements.

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