Turbulences à l'aéroport de Gatineau

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Sous le couvert de l'anonymat, plusieurs sources proches du dossier reprochent aux dirigeants de l'aéroport d'être vite retombés dans leurs vieux réflexes qui se résument, disent-ils, à demander à Gatineau d'investir pour développer les installations.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Le conseil d'administration de l'aéroport de Gatineau s'est fait dire, sans grand ménagement, de retourner faire ses devoirs lors de la présentation de sa première ébauche du plan de relance, à la fin du mois de novembre dernier.

Selon plusieurs sources près du dossier, le comité de relance mis sur pied par la Ville de Gatineau pour développer ses installations aéroportuaires est loin d'avoir été impressionné par les solutions avancées par le directeur général Gaston Cloutier et son équipe.

Sous le couvert de l'anonymat, plusieurs reprochent aux dirigeants de l'aéroport d'être vite retombés dans leurs vieux réflexes qui se résument, disent-ils, à demander à Gatineau d'investir pour développer les installations.

Le président du comité de relance, le conseiller Jean Lessard, admet qu'il n'est «pas à l'aise» avec le premier jet du plan de relance présenté en novembre. «Il reste beaucoup de travail à faire, dit-il. Il faut changer les mentalités de ce conseil d'administration. Nous n'allions pas vraiment dans la bonne direction.»

Dans le procès-verbal de la rencontre du comité de relance du 28 novembre dernier, M. Cloutier note que des investissements privés font «à date» partie du plan de relance. Il insiste auprès du comité sur l'importance de verser du financement à l'aéroport. Des contributions remboursables sans intérêt, des contributions non remboursables et des programmes d'aide financière spécifique sont «essentielles à la mise en place du plan», dit-il.

En entrevue avec LeDroit, Jean Lessard dit comprendre cette demande, mais il soutient que le c.a. de l'aéroport a déjà refusé, par le passé, des investissements privés sur ses terrains, préférant des subventions de la Ville pour développer des infrastructures et en retirer des revenus de location.

La participation du CLD aux efforts de prospection est essentielle, ajoute M. Cloutier lors de la rencontre de novembre. Il propose aussi la création d'un conseil aéronautique de l'Outaouais.

Jean Lessard rappelle que le domaine de l'aéronautique est très large. «Il y a plusieurs branches à l'aéronautique, dit-il. Encore faut-il savoir à laquelle s'accrocher.» Il ajoute aussi que les dirigeants de l'aéroport devront accepter que ce soit la Ville qui a le contrôle sur ce qu'elle souhaite comme développement. «Il y a actuellement une réticence, mais le conseil commence à comprendre que ça ne fonctionne plus comme avant.»

Le temps presse

Le temps commence à manquer pour les dirigeants de l'aéroport.

Dès la fin du mois, ils doivent présenter au comité de relance une ébauche finale du plan de relance. «Je crois que le c.a. a compris ce qui lui est demandé, ajoute M. Lessard. Ils ont besoin de savoir où ils veulent aller à la fin janvier. Si ce qui nous est présenté n'est pas sur la bonne track, nous ne pourrons pas progresser.»

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