150e de la Confédération: des projets connus au printemps

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Maxime Tremblay, président du comité du 150e de la Confédération, croit que la Ville n'a d'autres choix que de se présenter en partenaire financier pour susciter des investissements.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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En dépensant 350 000 $ de fonds publics comme demandé par le Comité du 150e de la Confédération du Canada, Gatineau souhaite agir comme un levier et susciter des investissements privés de 2 millions $ pour la réalisation d'événements commémoratifs d'envergure sur son territoire en 2017.

Pour l'instant, l'utilisation que fera le comité de ces fonds demeure quelque peu floue. Une chose est claire, ce financement ne servira pas à construire des infrastructures, mais à attirer des projets d'animation. Un appel de projets doit être lancé en début d'année. Les projets retenus pour faire partie de la programmation doivent être connus au plus tard le printemps prochain.

Selon le président du comité, Maxime Tremblay, et le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, la Ville n'a d'autres choix que de se présenter en partenaire financier pour susciter des investissements sur son territoire.

« C'est important d'avancer, a indiqué le maire. Il y a une occasion à saisir pour mettre Gatineau en valeur et stimuler son économie », a-t-il affirmé.

La présidente de Tourisme Outaouais, Manuela Teixeira, aussi membre du comité du 150e, a fait miroiter des retombées importantes pour Gatineau dans le cadre des festivités de 2017. Cette année-là, Gatineau peut s'attendre à recevoir 500 000 touristes de plus qu'à l'habitude, pour des retombées économiques supplémentaires de 52 millions $.

Ces projections ont fait sursauter le conseiller Gilles Carpentier, qui s'opposait vivement à ce que le conseil consente à donner « un chèque en blanc » au comité. Ce dernier jugeait ne pas avoir suffisamment d'informations sur l'utilisation qui sera faite des fonds publics.

« Avec toutes ces retombées, vous êtes en train de me dire que le privé attend quand même que la Ville investisse pour bouger, c'est très surprenant », a-t-il lancé. Le conseiller a par ailleurs posé de nombreuses questions sur le bien fondé d'investir maintenant, sans savoir ce que la Ville en retirerait.

Cela a fait dire à Mme Teixeira qu'elle espérait ne pas avoir à faire face à un tel barrage de questions chaque fois qu'il sera temps de présenter un projet dans l'avenir. Il n'en fallait pas moins pour faire sortir le conseiller de ses gonds.

« Avec tout le respect que je vous dois Mme Teixeira, ce sont les élus qui décident comment ils dépensent les deniers publics, a-t-il rétorqué. S'il faut que ça prenne plus de temps, on prendra le temps qu'il faut. Ça fait deux fois que vous venez à cette table et que j'entends des commentaires de cette nature-là. Je veux juste m'assurer qu'on se comprend bien. C'est le conseil municipal qui passe les résolutions et votre rôle c'est de vous assurer de nous donner toute l'information pour qu'on prenne les décisions. »

Malgré la réticence du conseiller Carpentier, le conseil s'est prononcé favorablement aux demandes du comité. « Si nous voulons démontrer notre sérieux, notre volonté d'être partenaire, il faut être en mesure de s'asseoir avec nos futures partenaires et démontrer que nous sommes aussi prêts à investir de l'argent », a mentionné le maire.

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