Hausse de taxes de 2,9 % en 2015 à Gatineau

Un budget de «décisions»

La Ville de Gatineau a adopté à l'unanimité,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La Ville de Gatineau a adopté à l'unanimité, hier, un budget équilibré de 546 millions de $ pour l'année 2015.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Tel que promis par les élus, les contribuables gatinois devront essuyer une hausse de taxes de 2,9 % en 2015, dont 1 % sera dédié spécifiquement au maintien des infrastructures.

Pour le propriétaire d'une maison dont la valeur est de 237 700 $, il s'agit d'un montant de 70 $ qui s'ajoutera à son compte de taxes municipales. Les frais pour une grande partie des services municipaux seront aussi majorés en fonction de l'Indice des prix à la consommation (IPC).

Le conseil municipal a adopté à l'unanimité, hier soir, un budget équilibré de 546 millions $ qui comprend 20,7 millions $ de plus en dépenses, soit une hausse de 3,9 % par rapport au budget précédent.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a qualifié l'exercice de « budget de décisions ». L'expression a d'ailleurs pris tout son sens dans les jours précédents l'étude du budget, alors que Québec a imposé une ponction surprise de 6,4 millions $, ce qui a forcé les élus et les fonctionnaires à rapidement refaire leurs devoirs.

« En s'attaquant aux compensations de taxes et au remboursement de TVQ qui nous reviennent, le gouvernement du Québec s'est attaqué à notre structure financière de base, a déclaré le maire lors de son discours budgétaire. Ces compressions unilatérales, imposées quelques jours avant le début de l'étude du budget, nous ont obligés à remettre en cause certains consensus et à prendre des décisions difficiles. »

Le budget 2015 est aussi celui de la récolte des premiers fruits de la Commission de la révision des dépenses et des services, présidée par le conseiller Maxime Tremblay. Les travaux de cette commission ont permis de dégager une somme de près de 10 millions $ dont 6,3 millions $ sont des économies récurrentes. Elles proviennent d'abolitions de poste, ce qui permet d'en créer de nouveaux à coût nul, d'amélioration des pratiques et du gel de certains budgets.

Le maire Pedneaud-Jobin a rappelé que les travaux de cette commission doivent se poursuivre au cours des prochaines années afin de permettre de dégager des économies récurrentes totales de 15 millions $. La prochaine étape sera de revoir l'ensemble des services municipaux offerts à la population. « La Commission y arrivera en portant un jugement sur la pertinence des services offerts, le niveau de service souhaité et l'optimisation dans la livraison », a-t-il expliqué.

Investissements records

Encore une fois cette année, la majeure partie (85 %) des investissements de la Ville ira au rattrapage dans l'entretien des infrastructures, soit 171 millions $. « Ce rattrapage est rendu nécessaire par 30 ans de négligence pendant lesquelles nous avons choisi de ne pas entretenir nos infrastructures pour garder les niveaux de taxation artificiellement bas, a noté le maire. Gatineau est une des villes québécoises et canadiennes qui en fait le plus pour combler ce trou énorme [évalué à 1,3 milliard $]. »

Une tranche de 15 % des investissements représentant une somme 67 millions $ permettra de financer des projets de développement dans le centre-ville et d'amorcer le déploiement du réseau des bibliothèques, à commencer par une bibliothèque de proximité dans le secteur du Plateau.

La dette de Gatineau est estimée à 575 millions $ en 2014 et devrait être en baisse de 5 millions $ en 2015. Le service de la dette ne représente plus maintenant que 12 % des dépenses municipales, alors qu'il représentait 23 % au moment de la fusion.

« Beaucoup de travail a été accompli pour en arriver à ce budget, a affirmé M. Pedneaud-Jobin. Nous avons innové en mettant en commun nos programmes électoraux pour en faire formellement un programme de conseil qui énonce les grandes priorités de notre mandat. En procédant ainsi, nous répondions à une lacune importante identifiée par plusieurs d'entre nous et par de nombreux observateurs qui affirmaient que le manque d'orientations claires coûtait cher à la Ville, c'est-à-dire de quatre à cinq millions de dollars selon le rapport Raymond Chabot Grant Thornton de janvier 2013. »

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