L'héritage de l'ex-maire Bureau

Si le maire actuel est en mesure de... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Si le maire actuel est en mesure de présenter un budget qui investira dans le centre-ville, c'est que son prédécesseur Marc Bureau lui a donné les moyens de le faire, soulignent trois ténors de l'ancienne administration.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Déjà plus d'un an s'est écoulé depuis que l'ancien maire de Gatineau, Marc Bureau, a été chassé du pouvoir. Mais son empreinte sur le budget 2015 que les élus adopteront demain sera, elle, bien visible.

Personne ne remet en question la «maturité organisationnelle» qu'a apportée Maxime Pedneaud-Jobin à la Ville depuis qu'il est dans le siège du maire. Même ses plus grands pourfendeurs lors de la dernière campagne électorale saluent aujourd'hui sa capacité à arrimer les orientations du conseil avec la planification stratégique de l'administration, une qualité qui faisait cruellement défaut sous l'administration Bureau.

Le rapport sur l'efficacité produit par la firme Raymond Chabot Grant Thornton en a été une preuve éloquente. «Je me souviens que deux années s'étaient écoulées après ma première élection avant que Marc Bureau convoque une réunion de planification stratégique», rappelle le conseiller Maxime Tremblay.

Toutefois, si le maire Pedneaud-Jobin est en mesure de présenter un budget 2015 qui comprend une trentaine de millions de dollars pour développer le centre-ville, une vingtaine d'autres pour le déploiement du réseau des bibliothèques et des investissements records de 167 millions$ dans l'entretien des infrastructures municipales, c'est que son prédécesseur lui a donné les outils pour le faire, soulignent trois ténors de l'ancienne administration Bureau.

«Sans la création du Plan particulier d'urbanisme (PPU) pour le centre-ville, en 2009, qui permet de réserver des sommes d'argent provenant des en-lieu de taxes des nouveaux édifices fédéraux, il aurait été impossible cette année d'investir tous ces millions dans le ruisseau de la Brasserie et dans le secteur Laval-Aubry, note la conseillère Denise Laferrière. C'est un des outils très pertinents développés par l'administration du maire Bureau qui auront permis de mettre la table au présent budget.»

Denis Tassé abonde dans le même sens. Ce n'est pas par magie, dit-il, que le développement du centre-ville pourra prendre son véritable envol au cours des quatre prochaines années. «Nous avions une vision pour le centre-ville, explique le conseiller. On parlait déjà beaucoup du ruisseau de la Brasserie et d'animation à l'époque. Nous nous sommes donné les moyens de le faire, mais il fallait toujours bien attendre que l'argent soit disponible.»

À cela s'ajoute le programme de crédits de taxes dans le centre-ville instauré en 2008 et qui a jusqu'ici favorisé la construction de 532 unités d'habitation sur l'Île-de-Hull. Ce programme que va reconduire le conseil municipal pour une durée de six ans.

Le dossier des bibliothèques a fait l'objet de trois rapports sous l'ère de Marc Bureau. M. Tassé affirme que le plan de déploiement était fin prêt à être mis en application, mais Mme Laferrière est d'avis qu'il ne l'aurait probablement pas été sous le régime Bureau.

Des infrastructures

Si Gatineau peut continuer d'investir toujours plus dans l'entretien de ses infrastructures, c'est notamment à cause de nouvelles sources de financement adoptées par l'administration Bureau.

«La taxe dédiée aux infrastructures, les frais de croissance ou encore la réserve cycle de vie pour laquelle s'est battu Denis Tassé sont toutes des mesures qui nous permettent aujourd'hui de continuer à faire le rattrapage nécessaire dans l'entretien de nos infrastructures», note Maxime Tremblay.

Il ajoute que «toutes les notions de saine gestion» ont été mises en place par l'ancienne administration, notamment la commission de révision des dépenses, le plan financier à long terme et le plan stratégique. Denise Laferrière ajoute que la mise en place du Système intégré d'aide à la décision qui a permis de développer une connaissance fine de l'état des infrastructures a joué un grand rôle dans la capacité de la Ville à obtenir des subventions gouvernementales.

mabelanger@ledroit.com

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