Gatineau à l'heure du «Grand Dérangement»

C'est jour de «Grand Dérangement» un peu partout au Québec, comme à Gatineau,... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Étienne Ranger, LeDroit

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C'est jour de «Grand Dérangement» un peu partout au Québec, comme à Gatineau, où des milliers d'employés municipaux manifestent contre l'austérité du gouvernement libéral de Philippe Couillard, et plus particulièrement contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite.

Depuis 7h, mercredi matin, les syndiqués cols bleus de la Ville de Gatineau se rassemblent aux ateliers municipaux. Ils convergeront par centaines vers les bureaux de la députée de Hull, Maryse Gaudreault, et du député de Chapleau, Marc Carrière, avant de se rendre un peu plus tard à l'édifice Jos-Montferrand.

Les quelque 750 cols bleus en grève légale de 24 heures annonceront ce qu'ils jugent être la «grande cassure» avec leur employeur. Le président du syndicat des cols bleus de la Ville de Gatineau, Denis Savard, précise que chaque syndicat local décidera de ce qu'il adviendra à la suite de cette grande cassure.

«Pour les cols bleus, ça pourrait être de ne plus se présenter à aucun comité de négociation avec la Ville tant qu'on ne saura pas où on s'en va avec le projet de loi 3, dit-il. On pourrait aussi décider d'appliquer la présente convention collective avec un grand zèle. On demande à la Ville et au maire de faire comme nous et de mettre de la pression sur Québec pour dénoncer ce projet de loi 3.»

Cette semaine, Maxime Pedneaud-Jobin, a indiqué qu'il souhaitait améliorer son rapport de force dans les négociations avec ses employés. Si certains maires demandent un droit de lock-out, le maire de Gatineau lui demande «la totale».

«Je m'explique bien mal les propos du maire, a affirmé M. Savard. Nous avons toujours respecté le cadre financier de la Ville dans nos négociations antérieures. Gatineau n'a jamais signé une convention collective de force avec nous.»

Le projet de loi 3 adopté sous peu

Par ailleurs, grâce à la collaboration du Parti québécois, le controversé projet de loi 3 sur les régimes de retraite sera adopté la semaine prochaine, a indiqué mercredi le ministre des Affaires muncipales, Pierre Moreau.

Le ministre a confirmé en être venu à une entente avec l'opposition péquiste pour que les élus puissent adopter le projet de législation, sans bâillon.

Le projet de loi 3 est à l'origine du mouvement de protestation des employés municipaux incarné par la Coalition syndicale pour la libre négociation. Le projet de loi impose un partage 50-50 entre l'employeur et l'employé des coûts du régime de retraite et des déficits passés.

En point de presse, le ministre Moreau s'en est pris au porte-parole de la Coalition, Marc Ranger, qu'il a qualifié d'individu «déconnecté de la réalité». Il lui a reproché de perturber le quotidien des citoyens à qui il veut refiler la facture des déficits des regimes de retraite, une somme de 3,9 milliards $.

M. Moreau a aussi condamné les actes de vandalisme commis à son bureau de circonscription de Châteauguay, des gestes «irresponsables» qui témoignent selon lui des tactiques éculées des années 1960.

- Avec La Presse Canadienne

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