Stationnement des véhicules récréatifs : le débat reporté «d'une autre année»

Les conseillers ne s'entendent pas sur l'enjeu du... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Les conseillers ne s'entendent pas sur l'enjeu du stationnement des véhicules récréatifs dans les quartiers résidentiels.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Dans la vie d'une ville, une journée n'est jamais garante de la prochaine. Lundi, à Gatineau, avec la visite du ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, il était question des grands dossiers de fond, de fiscalité et d'avenir du monde municipal.

Mardi, c'est l'enjeu du stationnement des véhicules récréatifs (VR) dans les quartiers résidentiels qui a animé les débats dans la quatrième plus grande ville du Québec.

Et comme à chaque fois que cet enjeu revient à la table du conseil depuis 2012, les élus ont été incapables de s'entendre sur une réglementation.

En 2013, un règlement calqué sur celui des abris d'auto temporaires avait été retiré parce que les élus n'y adhéraient pas.

Mardi, le service d'urbanisme a recommandé aux conseillers de mandater le Comité consultatif d'urbanisme (CCU) d'analyser la question et de revenir à la table du conseil avec un nouveau règlement.

Là encore, les élus n'ont pas été en mesure de s'entendre, préférant renvoyer la question dans les caucus de secteur. « On vient de reporter le débat d'une autre année en faisant ça », a affirmé le président du CCU, Richard Bégin.

« Courage politique »

La conseillère Sylvie Goneau a pour sa part fait un vibrant plaidoyer afin de permettre aux propriétaires de stationner leur VR dans leur cour avant, peu importe la densité du quartier et la dimension du VR, pourvu que ça ne devienne pas une nuisance pour la sécurité.

« Ça fait longtemps qu'on attend ce règlement, qu'on en parle et que les citoyens nous harcèlent pour qu'on passe cette réglement ation, a rappelé Mme Goneau. Montrez-moi un règlement qui fait l'affaire de tout le monde à Gatineau. Il faut avoir le courage politique de le faire. Il faut permettre aux gens qui vivent dans des quartiers plus denses de pouvoir jouir des choses, des bateaux et des espaces de plein air qu'on offre aux citoyens. Gatineau, c'est un style de vie. On offre quatre rivières, des parcs, tout est à la disposition, mais nous ne donnons pas le droit aux gens de stationner les véhicules qui les aident à profiter de ces espaces-là. Est-ce qu'on veut que les gens sortent et profitent du plein air ? On dit vouloir une ville verte. Est-ce qu'on va pénaliser ceux qui veulent profiter de la rivière et de ce qu'on offre comme plein air à Gatineau ? »

Richard Bégin n'adhère pas à logique de Mme Goneau, ni à la politique du mur à mur comme elle le propose. Selon lui, il serait plus juste de développer une réglementation en lien avec la grandeur des terrains et en considérant la distance entre la maison et la rue.

« Dans le Plateau ou dans l'Île-de-Hull, les maisons sont tellement proches qu'on ne pourrait pas accepter d'y stationner des VR, a-t-il rétorqué. On parle d'améliorer l'image de la ville, d'écologie et de verdure à Gatineau. Il ne faudrait pas brimer ça. »

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, convient que l'enjeu n'est pas simple. 

« La solution est dans les détails, dit-il. On peut avoir une politique mur à mur ou une plus raffinée. Il y a des VR qui sont énormes, d'autres plus petits. On a des petites cours, d'autres qui font une acre. Nous avons un conseil qui prend du temps pour réfléchir, mais qui finit par trancher. Le règlement sur le stationnement hivernal, par exemple, malgré tous ses défauts, est un pas en avant qu'on n'avait pas fait depuis 12 ans. Pour les VR, on va trancher dans les mois qui viennent. »

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