Le marché public de la Fonderie ne fait plus partie des priorités

La majorité des élus gatinois préfèrent concentrer les... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

La majorité des élus gatinois préfèrent concentrer les investissements autour du ruisseau de la Brasserie et dans le secteur Laval/Aubry.

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

En choisissant de concentrer les millions de dollars d'investissements dans les projets de développement du centre-ville uniquement autour du ruisseau de la Brasserie et du secteur Laval/Aubry, la Ville de Gatineau laisse planer un doute sérieux quant à la réalisation d'un marché public à la Fonderie, l'un des projets les plus souhaités dans le secteur.

Le maire de Gatineau l'a répété à plusieurs reprises la semaine dernière, lors des discussions budgétaires, «ce budget en est un de décisions». La ponction de 6,4 millions$ annoncée par Québec à la dernière minute n'est venue que renforcer ce message. Dans le centre-ville, où il a été décidé d'investir 32 millions$ d'ici quatre ans, les choix ont fait en sorte que le projet d'installer un marché public à la Fonderie a été écarté des priorités.

La conseillère Sylvie Goneau a tant bien que mal tenté d'inclure le projet dans la liste des priorités, mais la majorité de ses collègues autour de la table ne l'ont pas vu ainsi, préférant concentrer les efforts au ruisseau et dans le secteur Laval/Aubry.

Le marché public fait partie d'un projet plus large de revitalisation du secteur de la Fonderie évalué à 17 millions$. Un sondage de la firme Segma Recherche fait pour le compte de Vision centre-ville en mars dernier révélait que 77% des Gatinois sont favorables à l'implantation d'un marché public à la Fonderie. Le quart des répondants affirmaient vouloir le fréquenter une fois par semaine.

L'ancien conseiller Patrice Martin a mis en réserve un montant de 600000$ afin de créer un levier pour ce projet. La conseillère Denise Laferrière a confirmé au Droit être prête à transférer l'argent du fonds des communautés qu'elle avait réservé pour le projet de l'épicerie communautaire sur l'Île-de-Hull au projet de marché public si ça devenait nécessaire.

Pas à l'écoute des citoyens

«La Ville envoie le mauvais message, lance Mme Goneau. Ça n'envoie pas un message rassembleur. Nous ne démontrons pas que nous sommes à l'écoute de nos citoyens. Non seulement ce projet reçoit le soutien de la population, mais il répond aussi à des enjeux bien précis de la communauté. Il offre une proximité à de bons aliments, ça permet de faire la promotion d'une saine alimentation et ça encourage notre agriculture locale. Tu ne retires pas de tes priorités un projet aussi rassembleur, tant au niveau économique que social et agricole. Ça doit faire partie des priorités.»

La conseillère Laferrière, du district Hull-Wright, ne désespère pas de voir le marché public de la Fonderie faire partie des projets de développement prévus pour le secteur du ruisseau de la Brasserie. «À mon avis, ça fait partie du secteur, dit-elle. Et en terme d'opportunité, il y a de l'argent réservé pour ce projet et je suis prête à en ajouter.»

Elle ajoute qu'il faut toutefois être patient et donner le temps à l'administration de détailler les projets précis à financer dans les secteurs prioritaires. «On devrait avoir une meilleure idée le printemps prochain, mais c'est évident que ça devra revenir dans les discussions.»

Sylvie Goneau, qui agit aussi à titre de présidente du Comité consultatif agricole, souhaite convaincre l'instance qu'elle dirige de déposer une recommandation au conseil municipal afin de faire du marché public l'une des priorités. «Il reviendra quand même au conseil municipal de se prononcer, mais pour moi il ne faut pas tabletter ce projet pendant plusieurs années.»

Mabelanger@ledroit.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer