Des cadeaux «littéraires» pour la conseillère Lacasse

La conseillère Josée Lacasse a tenu à rectifier... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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La conseillère Josée Lacasse a tenu à rectifier le tir hier sur ses propos.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Le Droit

À elle seule, la conseillère d'Aylmer, Josée Lacasse, pourra regarnir une tablette dans une bibliothèque gatinoise avec ce qu'elle recevra au cours des prochains jours.

Après la déclaration de Mme Lacasse, cette semaine, sur l'importance des bibliothèques municipales, des citoyens ont décidé de protester en lui envoyant massivement des livres, à son bureau de la Maison du citoyen.

Lors des discussions budgétaires à la Ville de Gatineau, la conseillère avait affirmé que les bibliothèques étaient un luxe et que les enfants ne les fréquentent plus à l'ère du numérique. Elle avait fait cette déclaration pour justifier le choix du conseil d'imposer 100% des coupures exigées par Québec dans les «projets d'avenir», une liste qui comprend le développement du réseau de bibliothèques à Gatineau.

Pour dénoncer ces propos, le professeur en sciences politiques de l'Université d'Ottawa et citoyen gatinois, Jean-Pierre Couture, a lancé l'idée sur Facebook.

«Madame la conseillère Josée Lacasse de la Ville de Gatineau préfère l'asphalte au "luxe" des livres et des bibliothèques. Nous, citoyen.nes, souhaitons lui faire cadeaux de livres dédicacés», peut-on lire sur la page de l'événement qui invite les gens à livrer leur cadeau d'ici le 21 novembre.

Hier soir, 86 personnes avaient joint le groupe et promis d'imiter M. Couture qui a confirmé, sur la page Facebook, avoir effectué sa livraison. «Sartre est entré à l'hôtel de ville», a lancé le professeur en sciences politiques.

Un autre participant a quant à lui indiqué avoir fait cadeau d'ouvrages de Dostoïevski, Kundera et Sagan.

L'élue se défend

Josée Lacasse a répliqué aux critiques qui fusent depuis sa déclaration. Dans une lettre ouverte envoyée au Droit, elle souhaite «rectifier le tir et d'apporter certaines nuances».

La conseillère insiste pour dire que sa proposition était d'investir «de façon responsable» pour améliorer les services dans les bibliothèques ainsi que moderniser ou agrandir certaines installations. Le terme «luxe», dit-elle, référait à l'idée de construire de nouvelles bibliothèques «à grands frais» dans la conjoncture économique actuelle.

Mme Lacasse assure également qu'elle croit que le rôle des bibliothèques est «vital au sein de nos communautés», mais que les routes et les infrastructures «sont aussi d'une importance cruciale». Elle affirme qu'il ne s'agit pas uniquement de remplacer l'asphalte, mais plutôt de donner des infrastructures sécuritaires et de qualité.

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