Une «fracture idéologique» évidente à Gatineau

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Maxime Pedneaud-Jobin

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Les discussions budgétaires se sont terminées jeudi comme elles se sont déroulées toute la semaine à Gatineau, dans de vifs débats qui laissent entrevoir une «fracture idéologique» de plus en plus évidente autour de la table du conseil.

Si la journée de mercredi avait été marquée par le sempiternel débat gatinois opposant l'asphalte aux bibliothèques, celle de jeudi a donné lieu à quelques accrochages bien sentis sur le versement d'un montant annuel de 250 000$ à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

«Je n'arriverais pas à expliquer cette dépense aux citoyens, surtout dans le contexte où elle nous est présentée et dans le contexte budgétaire dans lequel nous nous trouvons, a lancé le conseiller Gilles Carpentier. Nous avons un déficit dans l'entretien de nos infrastructures de 1,3 milliard$ et pour 400 millions$ de projets qu'on ne peut pas se payer, et là on me demande de faire un chèque en blanc à l'UQO. Je ne suis pas prêt à faire ça aux citoyens de Gatineau.»

Le ton était donné et la discussion a, à quelques reprises, frôlé l'affrontement entre M. Carpentier et le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Ce dernier a rappelé que plusieurs autres Villes au Québec font beaucoup plus que Gatineau pour leur université.

Dans un autre vote très serré de 11 contre 8, les élus ont décidé de retirer la subvention de 250 000 $ du budget, mais ils ont accepté de mandater le conseiller Jocelyn Blondin d'aller négocier un protocole d'entente avec l'UQO.

«M. Blondin ira faire ses devoirs et il nous reviendra avec une proposition, a sèchement affirmé M. Carpentier. Ce n'est pas un désengagement. Nous lançons un processus qui nous permettra de savoir exactement dans quoi on s'engage.»

Le maire Pedneaud-Jobin a mentionné que ce débat sur le financement d'un protocole avec l'UQO faisait «peut-être partie d'une fracture idéologique autour de la table», mais il a ajouté qu'une majorité de conseillers était à tout le moins en faveur d'analyser un protocole.

Selon lui, ce débat hautement philosophique envoie le message au secteur de l'éducation postsecondaire que Gatineau est dans une position financière difficile.

Le nouveau protocole que tentera de négocier M. Blondin viendra remplacer celui en place depuis trois ans. S'il est accepté par le conseil, l'argent pour le financer pourrait venir de l'enveloppe destinée aux imprévus.

«L'UQO est la grande priorité régionale et ça serait plate que Gatineau ne soit pas au rendez-vous pour appuyer son université», a ajouté M. Pedneaud-Jobin.

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