L'unité du conseil fragilisée

Au deuxième jour des discussions budgétaires, les élus... (Étienne Ranger, archives LeDroit)

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Au deuxième jour des discussions budgétaires, les élus gatinois sont divisés sur plusieurs questions.

Étienne Ranger, archives LeDroit

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La deuxième journée de discussions budgétaires s'est déroulée sous le signe de la tension et des jeux de coulisses, mardi, à Gatineau, où les coupes de 6,4 millions $ annoncées par Québec ont ravivé de vieilles chicanes qui avaient pourtant été presque oubliées depuis un an.

Il ne pourrait d'ailleurs s'agir que d'un prélude à la journée de mercredi. Les élus ont quitté la Maison du citoyen avec en mains trois options permettant de faire face à la mesure d'austérité imposée par le gouvernement de Philippe Couillard. Il y a fort à parier que plusieurs élus auront passé une bonne partie de la soirée de mardi au téléphone, ou en petits caucus improvisés, afin de préparer les prochains débats.

« Nous avons travaillé comme des fous pour prioriser nos orientations budgétaires et là nous devons tout changer à cause du pacte fiscal qui tombe à quelques heures des discussions du budget, a dénoncé le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Quand je dis que je veux plus d'autonomie pour les villes, c'est aussi pour que Québec arrête de nous nuire comme il le fait présentement. »

Le ton monte

La première option proposée aux élus prévoit de dégager les sommes nécessaires dans le rattrapage à faire dans l'entretien des infrastructures, ce à quoi se refusent catégoriquement plusieurs conseillers, dont le président du comité du budget et des immobilisations, Denis Tassé. L'autre option implique des coupes importantes dans les projets de développement, notamment ceux prévus dans le centre-ville et dans les bibliothèques. Plusieurs conseillers, ainsi que le maire sont aussi fermement opposés à une telle avenue.

Une troisième option, surprise celle-là, a aussi été présentée. Elle propose de couper la poire en deux. Le conseiller et membre du comité exécutif, Gilles Carpentier, avait annoncé l'existence de cette troisième option, concoctée en soirée, lundi, par le comité exécutif, en l'absence des membres du comité du budget, dont M. Tassé.

Surpris d'apprendre qu'il avait été tenu à l'écart de ces discussions de dernière minute, M. Tassé s'est lancé dans une charge peu commune depuis le début du mandat à l'endroit du maire. « Je trouve ça antidémocratique, c'est un non-respect de la démocratie, c'est inacceptable, a lancé M. Tassé, visiblement de mauvaise humeur. S'ils veulent tout faire tout seuls à l'exécutif, qu'ils éliminent le comité du budget. Ce n'est pas démocratique. On avait plus de transparence dans l'ancien conseil. Là, il y a des gens qui préfèrent travailler en vase clos. »

Maxime Tremblay et Gilles Carpentier, tous deux membres de du comité exécutif, ont aussi affirmé que les membres du comité du budget auraient dû être présents lors de cette rencontre.

« Le maire a le droit de convoquer qui il veut dans son bureau et quand il convoque le comité exécutif, il convoque une instance démocratique, a rétorqué M. Pedneaud-Jobin. Dans le cas de M. Tassé, sa position est très claire. Il ne veut pas toucher [aux infrastructures] et il refuse de faire des investissements qui permettront de créer de la richesse dans l'avenir. Il n'était pas très utile dans le contexte où je cherchais à trouver une option qui touche en partie aux infrastructures. »

Investissements records

Pour l'instant, la Ville de Gatineau prévoit investir 167 millions $ en 2015 (voir tableau) dans le maintien de ses infrastructures, une somme record. Cela représente 85 % des fonds disponibles. Les 15 % restants, soit 84 millions $, sont réservés, sur une période de quatre ans, aux projets visant l'amélioration de la qualité de vie.

Ainsi 36 millions $ iraient à deux principaux projets dans le centre-ville, soit le Ruisseau de la brasserie et le secteur Aubry/Laval. Une autre enveloppe de 25 millions $ permettrait le déploiement de bibliothèques, soit une dans le Plateau, ainsi que les bibliothèques Lucy-Faris et Guy-Sanche. Une liste de 13 autres projets comme le parc des Cèdres et Gatineau, ville du vélo profiterait d'un montant de 17 millions $.

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