Budget 2015 à Gatineau: La table est mise, mais rien n'est joué

La table est mise à Gatineau pour l'adoption d'un budget de 547 millions $... (PHOTO MARTIN ROY, ARCHIVES LE DROIT)

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La table est mise à Gatineau pour l'adoption d'un budget de 547 millions $ impliquant une augmentation de la taxe foncière de 1,9 % en 2015, telle que précisée dans les orientations du conseil. Rien n'est toutefois encore joué. La «jambette» de 6,4 millions $ de coupes imposées par Québec devrait donner lieu à d'âpres débats dès aujourd'hui, à la Maison du citoyen.

L'étude du budget s'est amorcée, hier, à Gatineau, et doit se poursuivre jusqu'à jeudi. La journée de lundi a été consacrée à la présentation attendue d'un bilan des travaux de la Commission de révision des dépenses et des services (voir autre texte), ainsi qu'à une mise au point du contexte budgétaire dans lequel les élus devront prendre leurs décisions.

Il est cependant déjà acquis que la hausse des dépenses attendra 20,8 millions $ en 2015, soit une augmentation de 3,9 % par rapport au budget de 2014 qui était de 526 millions $. Cette hausse inévitable est essentiellement due à une croissance de la masse salariale et la création de 20 postes permanents, à certaines dépenses comme l'augmentation des coûts d'électricité, l'augmentation de la quote-part de la Ville à la Société de transport de l'Outaouais, aux investissements nécessaires en infrastructures et à la croissance générale de Gatineau.

Afin d'équilibrer son budget, Gatineau est dans l'obligation d'ajuster la plupart de ses tarifs en fonction de l'Indice des prix à la consommation (IPC). Le prix des permis de stationnement connaîtra une hausse variant de 6 à 12 $. Les prix de location d'une glace dans les arénas municipaux seront aussi majorés de 3 à 6 $ de l'heure. Les citoyens qui ne trient pas leurs matériaux secs avant de se rendre à un écocentre devront payer 10 $ de plus par visite. Quant à la carte Accès Gatineau, le tarif «aîné» de 20 $ sera dorénavant permis pour les personnes de 65 ans et plus, alors qu'il est présentement accessible pour les gens âgés de 50 ans et plus. L'enveloppe destinée à la bonification de service sera amputée de moitié, passant de 2 millions à 1 million de dollars.  

La contribution financière de la Ville de Gatineau à son aéroport exécutif sera aussi réduite de façon importante. Alors qu'elle tournait autour de 600 000 $ par année depuis plusieurs années, le conseil municipal s'est entendu pour réduire sa contribution à 327 000 $ en 2015.

Les vrais débats commencent

Les élus gatinois ont posé plusieurs questions, hier, à la lumière de ces chiffres, mais aucun véritable débat n'a animé la table du conseil. Ce n'est toutefois qu'une question de temps parce qu'ils se pencheront dès aujourd'hui sur les impacts des coupes de 6,4 millions $ exigées par Québec dans son pacte fiscal transitoire.

Le conseiller Gilles Carpentier a d'ailleurs donné un avant-goût de la teneur des discussions qui devront se tenir aujourd'hui en remettant en question certaines des grandes orientations que s'était données le conseil lors de son lac-à-l'épaule au printemps dernier.

«Pour moi, les orientations du conseil viennent avec notre capacité de payer, a-t-il lancé. Je n'ai rien contre les orientations, mais est-ce qu'on peut se les payer? Ces orientations ont été faites avant une variable importante qui n'existait même pas encore avant la semaine dernière et c'est le nouveau pacte fiscal.»

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, admet que la mesure d'austérité que Québec a décidé de transférer aux villes vient «chambouler» les plans. «C'est clair que ça remet en question une partie du travail qu'on avait fait, a-t-il précisé. Nous avions un plan de match intéressant, notamment pour les investissements qui créer de la richesse comme nos projets dans le centre-ville et dans les différents quartiers. Là, il va falloir se demander si nous coupons dans ces projets-là ou dans le rattrapage nécessaire dans la réfection de nos infrastructures. Québec nous handicape. La discussion ne sera pas simple.»

C'est précisément sur ces éléments que se pencheront les élus aujourd'hui. Après une présentation sur les crédits de taxes dans le centre-ville, les élus devront débattre des projets de développement et du maintien des infrastructures.

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