79, Fraser: les voisins demandent une indemnisation monétaire

Les résidents du chemin Fraser, dans le secteur... (Martin Roy, LeDroit)

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Les résidents du chemin Fraser, dans le secteur Aylmer, dont Dave Stinson (à gauche), sont représentés par l'avocat Yves Letellier.

Martin Roy, LeDroit

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Les voisins du 79, chemin Fraser se ravisent, et demandent maintenant une indemnisation monétaire à la Ville de Gatineau.

Leur avocat, Yves Letellier, déposera dans les prochaines heures des amendements à la poursuite, dont un dédommagement de 250000$ pour dommages moraux et punitifs.

Avant même la judiciarisation du dossier, le groupe de voisins avait affirmé que l'argent n'était pas un facteur dans leur démarche. «Mes clients n'ont jamais voulu demander de l'argent, dit M. Letellier. La requête initiale n'en demandait pas. Ils se sont refusés à le faire au départ, pour que la Ville ne puisse jamais prétendre que tout ce qui les intéressait, c'était des sous.»

Les demandeurs ont changé leur fusil d'épaule à la lumière des informations contenues dans le rapport interne sur le 79 Fraser, précise l'avocat. Ce rapport, très critique à l'endroit de l'administration municipale, sera d'ailleurs ajouté à la poursuite comme élément de preuve.

«Quand on est responsable d'un dommage, il faut payer pour. L'enquête administrative vient clairement énoncer que c'est la responsabilité de la Ville. Et il devient évident que la Ville ne changera pas d'idée.»

M. Letellier s'est par ailleurs dit déçu que les conseillers aient rejeté la proposition de tenir un vote de reconsidération, comme l'ont demandé six élus, mardi, dans une lettre adressée au maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, sous l'impulsion de la conseillère Sylvie Goneau.

La déception est d'autant plus vive pour l'avocat que certains conseillers qui se sont exprimés contre la dérogation mineure, l'été dernier, choisissent aujourd'hui de s'en remettre aux tribunaux.

«C'est la façon facile de ne pas prendre de décision», tranche-t-il.

Politique partisane

Selon le conseiller Cédric Tessier, la possibilité de tenir un nouveau vote était improbable.

Cette revendication, dit-il, reposait davantage sur «de la politique partisane» que sur une véritable volonté de renverser la décision.

«Ça s'est fait sur un coin de table. Ce n'est pas sérieux. C'était une démarche qui a été faite dans le but de faire mal paraître le maire, affirme M. Tessier. Sylvie Goneau avait la possibilité le 8 juillet de voter contre (la dérogation). Pour marquer des points, elle a décidé d'attaquer le maire.»

M. Tessier, qui s'était opposé à la dérogation mineure, a choisi de ne pas appuyer les démarches de Mme Goneau, faute d'une analyse sérieuse sur les conséquences judiciaires d'un vote de reconsidération.

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