Gatineau déplore les compressions

Maxime Pedneaud-Jobin... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Maxime Pedneaud-Jobin

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin a joint sa voix, hier, à quatre autres grandes villes du Québec qui déplorent vivement les compressions annoncées hier par Québec.

L'ensemble des municipalités de la province font face à des coupes de 300 millions de dollars. Pour Gatineau, cela signifie, à l'aube du début des discussions budgétaires, d'économies à dégager de quelque 6,5 millions$.

«C'est beaucoup, beaucoup d'argent. On a déjà fait notre part. L'année dernière, c'est 235 millions qui ont été coupés à la grandeur du monde municipal.»

Transport en commun, lutte à la pauvreté, logement social, sécurité publique. Les responsabilités des Villes sont à la hausse pendant que les revenus sont à la baisse, soupire le maire.

La Ville de Gatineau marche déjà sur la corde raide en essayant d'équilibrer son budget, dit le premier magistrat.

Comme les sources de revenus des Villes sont «limitées», le prochain exercice financier promet d'être un casse-tête.

«Ou bien on augmente les taxes ou on coupe les services. Entre les deux il n'y a pas beaucoup de chose, soutient M. Pedneaud-Jobin. La marge de manoeuvre quand vient le temps de couper des montants comme ça, elle est mince.»

Le maire rappelle que la totalité des fonds transférés dans le cadre du pacte fiscal est investie dans les infrastructures, afin de faire un «rattrapage».

«Non seulement on n'avance pas, mais on recule comme ville avec une décision comme ça», commente-t-il.

Pour l'instant, il n'est pas question pour Gatineau de quitter l'Union des municipalités du Québec, comme l'ont menacé d'autre Villes.

Or, une division au sein de l'organisme s'observe en ces temps difficiles, avec Saguenay, Laval, Longueuil, Trois-Rivières, et Gatineau d'un côté, et Montréal et Québec de l'autre.

Le maire Pedneaud-Jobin ne s'en formalise pas.

«Oui, il y en a une (division). Ça arrive dans les meilleures familles. Va falloir qu'on s'ajuste et qu'on se parle.»

Québec a confirmé dans la foulée les compressions de 40 millions dans les Centre de développement locaux.

Le directeur général du CLD Gatineau, Michel Plouffe, annoncera en point de presse aujourd'hui l'impact financier de la mesure dans la région.

«Tant et aussi longtemps que la mission des CLD ne changera pas, nous allons continuer de renforcer noter mission de servir les entrepreneurs», a-t-il exprimé.

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