Tarifs plus élevés à la STO

La STO a décidé de ne pas prévoir... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

Agrandir

La STO a décidé de ne pas prévoir de croissance d'achalandage dans son budget 2015.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Prendre l'autobus coûtera plus cher aux détenteurs d'un abonnement mensuel à la Société des transports de l'Outaouais (STO). Une hausse moyenne de 1,9 %, dès janvier 2015, variant de 50 sous à 2 $ de plus.

La STO a présenté sa nouvelle grille tarifaire, jeudi soir. Il en coûtera plus cher pour les adultes, les étudiants et les aînés qui devront débourser respectivement 92 $, 62 $ et 39,50 $ par mois. Le coût des billets papier augmentera à 3,60$ et le tarif comptant demeure le même tout comme le porte-monnaie électronique.

Le président de la STO, Gilles Carpentier, est satisfait de la nouvelle grille tarifaire et souligne qu'il s'agit de la deuxième hausse la plus basse depuis 2007.

Le budget 2015, adopté jeudi soir, s'élèvera à 133,6 millions $, une augmentation de 2,9 millions $ comparativement à cette année. Les décisions budgétaires ont été prises en fonction du contexte économique défavorable, de l'introduction du Rapibus nécessitant des améliorations - 700 000 $ sont prévus pour les améliorations en 2015 - et de la baisse de l'achalandage. Le transporteur compte réduire ses dépenses de 1,3 million, dont 500 000 $ en réduction de masse salariale.

La contribution de la Ville à la STO s'élèvera à 54,3 millions $, soit 41 % du budget du transporteur.

En terme d'achalandage, la STO observe une baisse du nombre d'usagers depuis deux ans. Le transporteur a décidé de ne pas prévoir de croissance d'achalandage dans son budget 2015 afin de demeurer conservateur. « Il faut gagner de nouveaux usagers. On essaie de fidéliser une nouvelle clientèle depuis quelques mois et on pense que nos stratégies pourront porter fruit. On est conscient qu'il y a du travail à faire et on veut se restabiliser. On a fixé une croissance de 0 % afin d'être conservateur, mais on travaille toujours là-dessus », soutient M. Carpentier. Dans la foulée du lancement du Rapibus, la STO avait prévu une hausse du nombre d'usagers l'an dernier. « L'an passé, notre cible était trop élevée. On avait pris nos décisions avec les données qu'on avait, rappelle M. Carpentier. C'est pourquoi on s'ajuste cette année. »

Le Programme triennal d'immobilisation (PTI) a lui aussi été adopté, hier soir. Le PTI prévoit notamment l'acquisition de 16 nouveaux autobus hybrides annuellement, au cours des trois prochaines années.

Usagers mécontents

Pour la première fois, la Société de transport de l'Outaouais a tenu la séance du conseil d'administration en soirée afin de permettre aux usagers d'y assister et poser des questions. D'entrée de jeux, M. Carpentier s'est dit satisfait de la réponse des citoyens et compte récidiver. Une dizaine de personnes étaient présentes lors de la réunion. Parmi elles, des représentants des usagers mécontents du Rapibus.

Claudine Dupuis, porte-parole du mouvement, a annoncé que les usagers de l'est de la ville n'entendent pas lâcher le morceau. « On veut des lignes directes et que ça ne nous prenne pas plus de temps qu'avant pour se rendre à la maison ou au travail. Leur baisse d'achalandage ce n'est pas juste les pertes d'emplois dans la région, c'est lié au Rapibus », avance-t-elle. Les usagers mécontents prévoient des activités au cours des prochaines semaines afin de poursuivre leur bataille auprès de la STO, assure Mme Dupuis.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer