L'administration municipale de Gatineau mise à l'épreuve

«C'est une grosse année, mais elle se passe... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

«C'est une grosse année, mais elle se passe très bien», affirme la directrice générale de la Ville de Gatineau, Marie-Hélène Lajoie.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Mise à rude épreuve depuis l'élection de Maxime Pedneaud-Jobin à la mairie, il y a un an, la haute direction de la Ville de Gatineau est parvenue à livrer la marchandise, mais commence à montrer des signes d'essoufflement.

Réforme à l'urbanisme, changements majeurs dans les orientations et la gouvernance, analyse en profondeur de près d'un demi-milliard de dollars de projets et la révision de centaines de contrats touchés par la collusion ne sont que quelques-uns des grands chantiers engagés par le maire au cours de la dernière année.

À cela s'ajoutent l'interminable saga du centre multifonctionnel et tous les dossiers de gestion courante qui sont toujours tous plus prioritaires les uns que les autres. Et même quand un projet semble sur les rails et sans embûche, une crise peut survenir n'importe quand. L'exemple du réaménagement des berges sur la rue Jacques-Cartier est probant. Ce projet est passé de rassembleur et emballant à une crise politique et juridique avec un groupe d'autochtones qui a occupé les lieux durant plusieurs semaines.

Certains signaux d'alarme ne mentent pas. Selon nos informations, un haut fonctionnaire a récemment dû quitter en congé de maladie prolongé pour cause d'épuisement.

Charge de travail

Le maire Pedneaud-Jobin reconnaît avoir mis la barre très haute après son arrivée en poste. Il se dit tout de même conscient des limites de ce que peut accomplir l'administration municipale. Les exigences du conseil ont forcé le report de certains dossiers à l'année deux du mandat parce que la charge de travail était parfois trop lourde. Le maire précise que les canaux de communication avec l'équipe de direction à cet effet sont bien ouverts.

«Nous avons beaucoup d'attentes et nous demandons beaucoup de choses, a dit le maire, hier. Nous avons eu 168 présentations en plénier dans la dernière année. C'est énorme. Nous savons que [certains dossiers] peuvent être lourds et compliqués et demander beaucoup de travail à nos équipes qui travaillent déjà sur beaucoup d'autres choses en même temps. Toutefois, l'entente qu'on a avec la direction générale est claire. S'il y a de choses qu'on n'arrive pas à réaliser parce que la charge de travail est trop grande, elle doit nous le dire. Assumer son rôle d'élu c'est aussi de s'asseoir avec nos équipes et faire des choix.»

La directrice générale de la Ville de Gatineau, Marie-Hélène Lajoie, rappelle que l'année qui vient de passer en a été une de «changement de cap» dont les changements vont au-delà des opérations quotidiennes.

«C'est une grosse année, mais elle se passe très bien, mentionne celle qui a remplacé l'ancien directeur général Robert Weemaes au lendemain des élections. Nous avons respecté nos engagements auprès du conseil. L'objectif général était de déployer un plan d'action municipal en fonction du programme du conseil et nous avons livré.»

mabelanger@ledroit.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer