La priorité doit aller aux infrastructures

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«Les élus doivent se positionner là-dessus dès le prochain budget afin de donner les orientations à long terme le plus rapidement possible», affirme le conseiller Maxime Tremblay.

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Les sommes dégagées de l'appareil public gatinois grâce aux travaux de la commission de révision des dépenses doivent être réinvesties dans la réfection des infrastructures, croit son président Maxime Tremblay.

Le mandat de cette commission est d'économiser, en trois ans, entre 9 et 15 millions$ par année, de façon récurrente, et ce, sans diminuer les services à la population. Selon le conseiller, ces économies, qui viendraient s'ajouter aux revenus de la taxe dédiée, doivent servir à réduire le déficit d'entretien dans les infrastructures gatinoises.

«Les élus doivent se positionner là-dessus dès le prochain budget afin de donner les orientations à long terme le plus rapidement possible, a-t-il affirmé. Il faut mettre 10 millions$ par année dans les infrastructures, d'ici 2018 à même notre budget d'opération.»

Pour rattraper le retard accumulé dans la réfection des infrastructures routières, d'égouts et d'aqueducs, les Gatinois devraient allonger pas moins de 1,2 milliard$. Évidemment, la capacité de payer du contribuable ne permet pas de régler ce problème du jour au lendemain. C'est précisément pour ça que le rattrapage dans l'entretien des infrastructures et surtout la façon de le financer au cours des prochaines années seront au coeur des discussions budgétaires qui s'amorceront dans deux semaines à Gatineau.

M. Tremblay ajoute que des représentations doivent aussi être faites afin que les gouvernements provinciaux et fédéraux participent eux aussi à la tâche quand une ville comme Gatineau démontre qu'elle fait «son bout de chemin». «Avec un autre programme comme PRÉCO, où les projets sont financés selon la formule 1/3-1/3-1/3, ce sont plus de 30 millions$ par année que nous pourrions investir dans nos infrastructures», dit-il.

Division au conseil

Certains conseillers, comme Denis Tassé et Stéphane Lauzon, souhaitent pour leur part que Gatineau respecte dès cette année son plan financier à long terme et que soit augmentée à 2% la taxe dédiée aux infrastructures.

Une solution qui ne plaît pas du tout au maire de Gatineau. Ce dernier estime qu'une telle manoeuvre viendrait réduire presque à néant la marge de manoeuvre de la Ville pour maintenir les services, tout en gardant la taxe foncière en bas de 3%, comme le prévoit le cadre financier présenté par Action Gatineau.

Maxime Pedneaud-Jobin, lui, a un penchant vers les frais de croissance, qu'il souhaiterait augmenter et même étendre à certains services à la personne, un élément que la loi ne permet pas actuellement.

Mais là aussi, le conseil est divisé. Les conseillers Jocelyn Blondin, Josée Lacasse et Maxime Tremblay ne sont pas du tout convaincus de l'efficacité d'une telle augmentation. Ils craignent un effet négatif sur le développement et le marché immobilier.

Mme Lacasse souligne que Gatineau demande déjà 9,92$ du mètre carré pour presque toutes les nouvelles constructions en dehors du centre-ville. «Ça ne doit pas aller en haut de ça», dit-il. Ils ont l'appui du conseiller Jocelyn Blondin, qui lui aussi n'est pas très favorable aux frais de croissance. Il désire, à tout le moins, que les institutions publiques en soient exemptées.

Le conseiller Tremblay affirme avoir de «fortes réserves» quant à l'augmentation des frais de croissance. Selon lui, les contribuables - citoyens, industriels et commerciaux - font déjà un effort pour réduire le déficit d'entretien dans les infrastructures, que ce soit avec la taxe dédiée ou les frais de croissance.

«Comme administration municipale, nous devons nous aussi démontrer que nous faisons un effort, dit-il. Nous devons lancer le message que nous aussi nous participons et c'est pourquoi l'argent provenant de la révision de nos dépenses doit servir à l'entretien des infrastructures.» Gilles Carpentier, le président de la Société de transport de l'Outaouais, est d'avis que si les frais de croissance ne sont pas augmentés, il faut à tout le moins que l'enveloppe soit mieux partagée et que la STO puisse en bénéficier afin de contrôler l'augmentation de la quote-part de la Ville.

Mabelanger@ledroit.com

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