Ruisseau de la Brasserie: il faudra du temps et de l'argent, dit le maire

Avant même de penser à décontaminer le ruisseau... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Avant même de penser à décontaminer le ruisseau et à le renaturaliser, Gatineau devra investir environ 83 millions $ uniquement pour cesser de le contaminer avec des déversements d'eaux usées, a fait savoir le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Ceux qui s'attendent à de grands changements à court terme au ruisseau de la Brasserie devront vraisemblablement prendre leur mal en patience. Le maire de Gatineau parle maintenant d'un projet qui pourrait s'étendre sur une période de 10 ou 15 ans et dont le coût sera beaucoup plus élevé que celui imaginé au départ.

Les citoyens devraient tout de même pouvoir apprécier certaines améliorations mineures relativement rapidement comme de l'animation, de l'embellissement et un meilleur accès aux berges, mais le grand projet de décontaminer le ruisseau et de le renaturaliser, comme la Ville de Québec a fait avec la rivière Saint-Charles, ne se réalisera pas du jour au lendemain.

Avant même de penser à décontaminer le ruisseau et à le renaturaliser, la Ville de Gatineau devrait investir environ 83 millions $ uniquement pour cesser de le contaminer avec des déversements d'eaux usées provenant du vieux réseau d'égouts environnant, a fait savoir le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

«C'est énormément d'argent, dit-il. Ça va prendre un plan pour faire ça. Entre-temps, est-ce que nous investissons un plus petit montant pour à tout le moins rendre l'endroit plus convivial ? Il devra y avoir un choix de projets dans les enveloppes.»

450 millions $ de projets

Les projets, petits comme grands, locaux ou de grande ville, ce n'est pas ce qui manque à Gatineau. Les coûts associés à la liste des projets dans laquelle les élus devront faire des choix d'investissements pour les quatre prochaines années lors des discussions budgétaires de novembre prochain s'élèvent à environ 450 millions $, a précisé le maire.

«Au budget, nous aurons des orientations claires afin de préciser les projets sur lesquels les fonctionnaires devront continuer de travailler et ceux qu'ils devront laisser tomber, explique M. Pedneaud-Jobin. Nous allons réduire le nombre de projets et préciser ce que nous allons livrer dans les prochaines années. On ne peut pas rêver à tout, tout le temps. Il faut plus de rigueur.»

Ainsi, des dizaines de petits projets, et des plus gros, parfois importants pour certains quartiers et leur élu respectif, devront être mis de côté parce qu'ils ne cadreront pas dans les grandes orientations du nouveau conseil. Les élus, jusqu'ici relativement unis, feront alors face à leur premier vrai test de cohésion.

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