«Au moins» 300 autres 79, chemin Fraser

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La décision prise par le conseil d'adopter la dérogation mineure pour le 79, chemin Fraser était la moins pire des solutions, a répété le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Le Service d'urbanisme de la Ville de Gatineau a jusqu'à maintenant identifié « au moins » 300 résidences non conformes, similaires au 79, chemin Fraser, a confirmé au Droit, le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

« Il pourrait y en avoir des centaines d'autres », a-t-il ajouté, jeudi, en rencontre éditoriale dont le reste du contenu sera publié dans nos pages au cours des prochains jours. Dans certains cas, la distance entre la résidence et la rue est encore plus flagrante qu'elle ne l'est au 79, chemin Fraser.

« Ce qu'on ne sait pas encore c'est s'il y a eu des questions de posées au service d'urbanisme [au moment des constructions] et si le service d'urbanisme a indiqué que tout était conforme, a affirmé M. Pedneaud-Jobin. Mais il n'y a pas eu de commotion. »

Le rapport d'enquête sur le service d'urbanisme rendu public au début du mois a révélé qu'un règlement en lien avec l'insertion d'une nouvelle construction entre deux bâtiments existants, l'article 116, en vigueur depuis 2005, n'était tout simplement pas appliqué par les fonctionnaires. Si ce règlement avait été appliqué, jamais la luxueuse demeure du 79, chemin Fraser n'aurait pu être érigée parce qu'elle n'aurait pas été conforme.

Le maire Pedneaud-Jobin admet que cette situation qui s'étend sur tout le territoire de la Ville de Gatineau représente un « danger légal ». « Pour le citoyen, parce que si sa maison n'est pas conforme, il ne peut pas la vendre », note-t-il.

À l'heure actuelle, la directrice déléguée du service d'urbanisme de la Ville de Gatineau, Catherine Marchand, est en train d'analyser comment la situation pourrait être régularisée. « Ce sera une abrogation du règlement ou une dérogation mineure généralisée pour dire que tous les cas d'insertion depuis 2005 sont déclarés conformes », a proposé le maire qui se refuse à croire que cette situation puisse être réglée au cas par cas.

Des millions $ en jeu

La décision prise par le conseil d'adopter la dérogation mineure pour le 79, chemin Fraser était la moins pire des solutions, a répété le maire. Ce dernier a dévoilé que l'option de démolir la luxueuse demeure avait des implications financières considérables. « On parle de 3 ou 4 millions $, a-t-il dit. Ça représentait environ 1 % d'augmentation de taxes juste pour régler ce dossier. » C'est la première fois que le maire dévoile un montant précis en lien avec le coût légal et de la démolition du 79, chemin Fraser.

Maxime Pedneaud-Jobin est d'avis que la saga du 79, chemin Fraser a eu l'effet d'« un accélérant sur quelque chose qui brûlait déjà », en faisant référence aux nombreuses récriminations touchant le service d'urbanisme. Écorchant au passage l'ancien directeur général de la Ville de Gatineau, le maire a défendu la décision du conseil de nommer une directrice déléguée à l'urbanisme, tout en maintenant en poste la directrice actuelle.

« Oui, c'est la même personne à la tête du service, mais elle travaillait dans un certain contexte, dit-il. On a maintenant une direction générale qui n'est plus là, on a une nouvelle directrice générale qui va donner une vision claire. On a aussi un ancien conseil qui a été sanctionné, la preuve, on a un nouveau maire et 12 nouveaux conseillers. Les citoyens s'attendent à des décisions. Il y a toutefois des limites à faire porter le blâme aux gens qui étaient en place. Si on ne leur donne pas d'orientation et qu'on n'exige pas une certaine rigueur, ces gens font ce qu'ils peuvent. »

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