Bilan mitigé pour l'an un du Rapibus

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La dg de la STO, Line Thiffeault, le président Gilles Carpentier et le directeur adjoint à l'exploitation du transporteur public, Marco Cruz, ont fait le point sur la première année du Rapibus vendredi.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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La Société de transport de l'Outaouais (STO) a dressé un bilan plutôt mitigé, vendredi, un an après l'arrivée du Rapibus dans le décor urbain gatinois.

La hausse d'achalandage prévue de 15% ne s'est pas concrétisée. Au contraire, la fréquentation du réseau a fléchi de 1,3%.

«Est-ce qu'après 12 mois on peut déclarer succès et dire qu'on est en haut de l'Everest? Absolument pas. Ce serait utopique de dire ça. Stabiliser le réseau et faire fonctionner le corridor, ce n'est pas quelque chose qui se fait en 12 mois. On est toujours en mode amélioration continue», affirme le président Gilles Carpentier.

Malgré des ombres au tableau, M. Carpentier est persuadé du bien-fondé d'une infrastructure comme le Rapibus à Gatineau. C'est pourquoi la STO travaille toujours à apporter des ajustements afin de répondre aux demandes des usagers, dit-il.

Le problème du retour à la maison

La problématique majeure est vécue à l'heure de pointe du soir. La STO dit travailler pour rétablir la situation et faciliter le retour à la maison. Malgré les modifications apportées aux circuits depuis l'an dernier, le départ de la rue Wellington, à Ottawa, demeure difficile.

«Le travail qui se fait, c'est pour arriver à une adhérence pointue de la ligne du corridor qui part du centre-ville pour se rendre au corridor du Rapibus. Il reste du travail à faire à ce niveau-là. On a gagné du temps sur le corridor, mais c'est en amont qu'on a des difficultés», souligne Line Thiffeault, directrice générale de la STO.

Depuis janvier dernier, 1,4 million de dollars ont été investis afin d'apporter des améliorations dans tout le réseau. Les effets ont été bénéfiques, selon M. Carpentier, qui note une baisse du nombre de plaintes.

Tous les changements apportés depuis octobre 2013 ont permis d'améliorer le temps de déplacement de cinq à 15 minutes, en moyenne, par rapport à l'offre de service du début, a noté le président de la STO.

L'automne, un mauvais choix

En ce qui concerne les ratés connus dès la mise en service du corridor réservé aux autobus en octobre 2013, le président de la STO s'interroge sur la décision d'avoir lancé le Rapibus à l'automne.

«Les experts en transport en commun vont vous dire que des changements au réseau de transport en commun ne se font pas à l'automne, dit M. Carpentier. La raison est assez simple, tout le monde revient des vacances et en septembre les rues s'engorgent et la congestion est plus significative. Je questionne le choix d'avoir lancé le Rapibus à l'automne. Je pense qu'il aurait été plus sage de le lancer au mois de mai.»

Finalement, le mandat pour l'analyse en profondeur du Rapibus sera octroyé prochainement. Le président de la STO se préoccupe des dépassements de coûts qui ont été enregistrés lors de la construction du corridor.

«Je ne nierai pas le fait que c'est un investissement qui devait être de l'ordre de 195 millions$ et aujourd'hui on parle de 255 millions. [...] L'appel d'offres est en rédaction pour embaucher une firme externe pour aller au fond de la question sur cet investissement-là», ajoute-t-il.

«Le prolongement fait partie de la solution», croit Carpentier

Le président de la Société de transport de l'Outaouais (STO), Gilles Carpentier, ne partage pas l'avis de la Gatinoise à l'origine du mouvement de contestation du Rapibus. Selon lui, le prolongement du Rapibus jusqu'au boulevard Lorrain fait partie de la solution pour améliorer la desserte pour les usagers situés à l'est de Gatineau.

Dans notre édition de vendredi, Anne Graveline disait croire que les citoyens vont payer le prix si le corridor est prolongé jusqu'au boulevard Lorrain. «Ça sert à rien. Ce qu'il faut en ce moment, c'est améliorer le service déjà existant», disait-elle.

Au contraire, réplique M. Carpentier. La construction de la station sur le boulevard Lorrain contribuera grandement à offrir un service de meilleure qualité aux résidents du secteur, dit-il.

«Les gens qui pensent que l'investissement dans le corridor pour le rallongement jusqu'à Lorrain est une erreur se trompent. Je dis que le prolongement fait partie de la solution.»

Les express, «un recul»

Par ailleurs, M. Carpentier ne pense pas que le retour des lignes express fasse partie de la solution. « Je ne veux pas restationner les autobus sur le pont des Draveurs parce qu'on pense que la solution, c'est de remettre les express. Ce n'est pas une avancée pour moi, c'est un recul », dit-il, ajoutant que les problèmes dans ce secteur figurent parmi les priorités à moyen terme à la STO.

Le prolongement du Rapibus jusqu'au boulevard Lorrain est inscrit au plan québécois en immobilisation. La STO attend toujours l'argent de Québec afin d'aller de l'avant avec le projet. En attendant, le transporteur prépare les plans et devis et attend l'argent pour planifier les prochaines étapes.

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