Le Rapibus a encore du chemin à faire

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Un an après sa mise en service, le Rapibus s'est amélioré, mais il y a encore du chemin à faire.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Un an après la mise en service du Rapibus, la cohue du premier matin s'est éclipsée aux abords du corridor et les usagers ont appris à apprivoiser la nouvelle offre de transport en commun. Un constat se dégage des discussions avec les usagers rencontrés par LeDroit, cette semaine: le Rapibus a su s'adapter, mais il reste encore du chemin à faire, surtout au retour à la maison.

Le matin du 21 octobre 2013, la première heure de pointe de l'histoire du Rapibus avait été marquée par une collision avec une voiture causant des retards et des maux de tête aux passagers qui peinaient à trouver leur chemin dans le nouveau service. Un an plus tard, l'ambiance est tout à fait différente aux abords du corridor et dans les autobus. Les usagers sont plus sereins et savent où ils vont. Plusieurs ont les yeux rivés sur leur téléphone intelligent ou sur un livre, tandis que d'autres travaillaient déjà pour prendre de l'avance.

En l'espace d'un an, les usagers ont eu le temps de se faire une opinion sur le Rapibus et ils sont plusieurs à ne pas savoir sur quel pied danser.

C'est surtout lors du retour à la maison que les usagers émettent quelques réserves et sont moins satisfaits. Dans un sondage effectué au printemps dernier, on apprenait que les usagers sont plus satisfaits du service durant la période de pointe du matin que celle du soir, tant au chapitre de la ponctualité que de la fréquence de passage des autobus. Les répondants considéraient aussi que la qualité de leurs déplacements s'était considérablement dégradée depuis l'arrivée du Rapibus.

«Parfait avant 16 h»

«Le Rapibus, c'est parfait pour une personne qui finit de travailler avant 16 h. Si tu finis après 16h30, tu peux attendre de 40 à 45 minutes», observe Pauline Chartrand. Une autre passagère, Sophie Gingras, note de son côté que c'est plus compliqué de prendre le Rapibus le soir, à cause des transferts. «Normalement, c'est 15 minutes d'attente, mais si on le manque, on parle d'au moins 40 minutes», ajoute-t-elle.

S'ils avaient le choix, les personnes rencontrées sur la ligne 200 opteraient pour le retour du service avant le Rapibus. Ils étaient plusieurs à parler de façon positive des trajets «plus rapides» qu'ils ont connu par le passé en soulignant qu'ils arrivaient plus vite au travail.

«Je préférais le service avant. C'était plus rapide. C'est mieux que c'était au début, mais c'est encore long. Ça me prend près d'une heure à partir de Lorrain, comparé à 35 minutes avant le Rapibus», soutient Nathalie Gauthier.

Sophie Gingras abonde dans le même sens. «Mon opinion est mitigée. On a payé 250 millions$ pour ça? Je vois les avantages du Rapibus, mais je trouve qu'il y en avait plus avant.»

Plusieurs usagers rencontrés aimeraient voir plus d'autobus sur le corridor du Rapibus, afin d'en augmenter la fréquence. Même si les autobus de la ligne 200 passent aux trois minutes pendant les heures de pointe, des usagers observent que les passagers sont souvent à l'étroit et que les places assises sont rares.

La Société de transport de l'Outaouais (STO) dressera le bilan de l'an un du Rapibus ce matin. Le transporteur a déjà dit à maintes reprises qu'il travaillerait sur la qualité du service. Des changements ont d'ailleurs été apportés à travers le réseau au cours de la dernière année. La STO a de plus indiqué qu'elle porterait une écoute attentive aux besoins des usagers des secteurs Buckingham, Masson-Angers, Templeton et du Carrefour-de-l'Hôpital. De plus, la société de transport a annoncé une série de mesures pour éliminer la confusion et rendre le Rapibus plus sécuritaire au début du mois d'octobre.

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