Gatineau veut renégocier avec les commissions scolaires

«Ce sont de bonnes ententes pour les commissions... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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«Ce sont de bonnes ententes pour les commissions scolaires, mais il y a des choses que nous pouvons mieux faire», a affirmé le conseiller et ancien président de la CSPO, Jocelyn Blondin.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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La Ville de Gatineau veut rouvrir et renégocier ses protocoles d'entente signés il y a un an, et valides pour encore quatre ans, avec les commissions scolaires de son territoire.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin souhaite d'ailleurs que le sujet fasse l'objet de débats entre les candidats qui briguent les postes de président des commissions scolaires dans la présente élection. «Il semble important que l'enjeu des relations entre les commissions scolaires et la Ville de Gatineau soit partie intégrante des débats électoraux», a écrit le maire dans une lettre envoyée jeudi aux différents candidats et dont LeDroit a obtenu copie.

Cette lettre qu'il cosigne avec le conseiller Jocelyn Blondin se veut «une main tendue vers des partenaires importants», peut-on lire. Les deux politiciens sont d'avis que «les partenariats qui unissent Gatineau au réseau de l'éducation peuvent être améliorés».

«Dynamique malsaine»

Le chef d'Action Gatineau n'a jamais endossé l'entente signée par l'ancien conseil municipal en juin 2013, avec les commissions scolaires, pour encadrer, entre autres, l'utilisation par la Ville des gymnases et des piscines des écoles secondaires et primaires.

La présente entente coûte 1,33 million$ par année aux contribuables gatinois, soit près de 354000 $ de plus par année par rapport à l'entente précédente. L'ancien conseil avait approuvé cette entente, un peu à la hâte à l'aube de la rentrée, afin de «sécuriser la programmation offerte à la population».

Alors conseiller, M. Pedneaud-Jobin avait affirmé que cette entente de type client-client allait provoquer une «dynamique malsaine» et qu'il fallait la renégocier rapidement. Sa proposition, formulée quelques semaines avant la campagne électorale, n'avait pas suscité beaucoup d'enthousiasme autour de la table du conseil.

Aujourd'hui dans le siège du maire, M. Pedneaud-Jobin n'en démord pas et veut revoir ces ententes. «Nous souhaitons travailler de façon plus intense avec le milieu de l'éducation et nous leur demandons, avec cette lettre aux candidats, si ça les intéresse, explique-t-il. Nous les invitons à discuter de ça. Nous n'avons pas de demande précise. Nous souhaitons juste que l'enjeu des partenariats avec le monde municipal fasse l'objet de débats dans le cadre de la présente campagne électorale.»

Jocelyn Blondin admet que les ententes actuelles sont «satisfaisantes pour les commissions scolaires». Il a lui-même signé le protocole pour la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) il y a un an, alors qu'il en était le président. «Ce sont de bonnes ententes pour les commissions scolaires, mais il y a des choses que nous pouvons mieux faire, dit-il. Des échanges de services pourraient remplacer une part de la tarification.»

La question du transport scolaire pourrait être une avenue de partenariat entre la Ville et le milieu de l'éducation. Déjà, plus de 3000 étudiants de la CSPO utilisent les autobus de la Société de transport de l'Outaouais (STO) pour se rendre à l'école. M. Blondin, comme le maire, croit que cette façon de faire pourrait s'étendre aux autres commissions scolaires.

Cette façon de faire n'apporte pas d'économie aux commissions scolaires, mais représente une source de revenus additionnels pour la STO. Le maire et M. Blondin souhaiteraient aussi une présence accrue de la commission jeunesse de la Ville de Gatineau dans les écoles secondaires et la mise en place de mesures touchant les économies d'eau potable.

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