Froid entre Gatineau et ses MRC

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La sortie du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, lundi, a provoqué un malaise à la Conférence régionale des élus de l'Outaouais, présidée par Paulette Lalande.

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L'empoignade entre la Ville de Gatineau et les municipalités rurales de l'Outaouais sur le partage de l'enveloppe monétaire pour améliorer les conditions de vie des aînés vient mettre en lumière une divergence de plus en plus évidente entre la métropole régionale et les MRC.

«C'est certain que ça devient inquiétant de voir que les intérêts de l'urbain et du rural semblent s'éloigner, alors que ça devrait être le contraire, lance le président de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG), Antoine Normand. J'espère que ça ne deviendra pas une tendance. Il serait souhaitable que notre sommet socio-économique 2030 qui se tiendra cet automne permette de rapprocher les intérêts de tout le monde.»

Lundi, la virulente sortie du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a provoqué un réel malaise à la Conférence régionale des élus de l'Outaouais (CRÉO).

Le maire a publiquement reproché à la CRÉO d'avoir versé à Gatineau seulement 29% du 1,1 million$ de l'enveloppe pour des projets destinés aux aînés, alors que la ville regroupe 66% des personnes de 65 ans et plus dans la région. «Cette décision est injuste», a-t-il dit.

Le malaise était palpable à la CRÉO, au lendemain de cette sortie du maire de Gatineau. L'organisation s'est contentée de publier un communiqué de presse et s'est refusée à tout commentaire. La présidente de la CRÉO, Paulette Lalande, s'est aussi abstenue de livrer le fond de sa pensée.

«Le maire n'est pas content, il l'a fait savoir et c'est correct, a-t-elle affirmé au Droit. Dans ma sagesse de politicienne, je vais préférer ne pas réagir, je ne veux pas embarquer là-dedans.» Mme Lalande a toutefois précisé qu'il n'était pas question de revoir cette décision. Le vote a été majoritaire et a obtenu l'appui des représentants de la Ville de Gatineau.

Frictions

Le partage de l'enveloppe destinée à améliorer les conditions de vie des aînés n'est pas le premier dossier qui provoque des frictions entre des intervenants de l'urbain et du rural. Le dossier du Train à vapeur de la Gatineau est un autre exemple démontrant que tout n'est pas rose dans les relations entre la ville et la campagne en Outaouais.

Mme Lalande s'est battue bec et ongles pour que soit présenté un projet de train à vapeur faisant le lien entre Gatineau et le milieu rural, alors que la Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais (CCFO) fait la promotion d'un train qui ne sortirait pas des limites de la Ville de Gatineau.

Selon nos informations, Mme Lalande aurait joué de toute son influence afin que la CRÉO devienne l'instance décisionnelle dans le dossier du train à vapeur, sans toutefois y parvenir. «Elle tire fort sur la couverte Mme Lalande», a indiqué une source impliquée dans le dossier ne voulant pas être identifiée.

La confusion et les tiraillements quant à l'avenir des 3,4 millions$ qui dorment dans les coffres de la Société de diversification économique de l'Outaouais (SDÉO) seraient aussi un symptôme du refroidissement entre l'urbain et le rural. Les propositions de partage de cette somme provoquent là aussi des divisions entre divers intervenants de ces deux territoires bien différents. Mme Lalande avait indiqué qu'une proposition de partage de l'enveloppe devait être présentée avant Noël, tandis que le maire Pedneaud-Jobin se disait «préoccupé» par la façon dont l'argent serait partagé.

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