Gatineau a pratiquement gelé le prix de son sel

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Alors que la glace et la neige feront partie du décor dans quelques mois, Gatineau paiera environ 100000$ de plus pour son sel à déglacer.

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Pendant que Montréal voit ses coûts d'approvisionnement en sel à déglacer les routes bondir de 28 % pour 2014-2015, la Ville de Gatineau parvient à s'en tirer avec une augmentation de 4,5 % pour la même période.

L'administration soutient que cette hausse aura un impact négligeable sur le budget total de 15,4 millions $ dévolu au déneigement à la Ville. Chaque année, Gatineau achète environ 30 000 tonnes métriques de sel de voirie. Cette année, cette dépense représentera un peu plus de 2,2 millions $, soit environ 100 000 $ de plus que l'an passé. Rien pour forcer l'administration à changer quoi que ce soit dans ses plans, soutient le directeur des communications de la Ville de Gatineau, Jean Boileau.

Ce dernier note que la Ville, contrairement à Montréal, achète son sel de déglaçage par l'entremise d'un regroupement d'achats de l'Union des municipalités du Québec (UMQ). « Cette façon de faire permet à Gatineau de faire des économies d'échelle intéressantes, indique Patrick Lemieux, porte-parole de l'UMQ. Le regroupement compte 162 municipalités qui achètent ensemble environ 300 000 tonnes de sel par année. »

Le modèle d'approvisionnement de la métropole lui a bien servi pendant longtemps. L'an passé, par exemple, Montréal payait 58,83 $ la tonne métrique, rapportait le réseau TVA, la semaine dernière. Le dernier hiver, rigoureux, a fait baisser les stocks de sel de biens des municipalités et fait augmenter la demande, et le prix du même coup. Montréal devra débourser cette année 75,37 $ la tonne métrique de sel, soit sensiblement le prix que doit payer Gatineau.

La réintégration de Montréal dans l'UMQ est encore récente. « C'est certain que si Montréal manifestait l'intérêt d'intégrer notre groupe d'achats, il faudrait évaluer, mais nous aurions une bien plus grande force d'achat, note M. Lemieux. Ça donnerait au regroupement un poids additionnel pour négocier des prix. »

Le prix que doit payer Gatineau pour son sel de voirie demeure toutefois relativement élevé, admet l'UMQ. « Gatineau doit payer plus cher à cause de son éloignement des dépôts de sel, ajoute M. Lemieux. Les coûts de transport font augmenter la facture. »

Autres achats groupés

Le sel de voirie n'est pas le seul produit que Gatineau achète à l'intérieur d'un regroupement de municipalités. M. Boileau précise que c'est aussi le cas pour le carburant, l'abat-poussière et les pneus de ses véhicules.

À l'heure où Gatineau cherche des économies dans tous les recoins afin de ne pas augmenter la pression fiscale sur ses contribuables, le président de la Commission sur la révision des dépenses, Maxime Tremblay, précise que le mode d'approvisionnement par achats groupés ne fait pas partie des travaux de la commission. « La commission ne s'est pas penchée là-dessus spécifiquement, a-t-il indiqué. Nous faisons confiance à nos services qui doivent évaluer de manière automatique ce genre de possibilité. On s'attend à ce qu'ils le fassent de façon systématique. »

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