Rapibus: des boulons du pont noir se «dévissaient»

La STO soutient que ces boulons n'ont pas... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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La STO soutient que ces boulons n'ont pas comme fonction de sécuriser la structure du pont ou la grille qui sert de chaussée pour les autobus.

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Des boulons tombant du pont noir qu'emprunte le Rapibus mettent la Société de transport de l'Outaouais (STO) sur la défensive.

Une équipe d'ingénieurs s'est rendue sur place, mercredi, pour une inspection visuelle du pont après qu'un résident qui affirmait avoir reçu un boulon sur la tête ait fait une plainte. Les ingénieurs sont repartis avec « six ou sept » boulons, a confirmé au Droit la porte-parole de la STO, Céline Gauthier.

« Ce sont des boulons qui n'avaient pas servi qui ont probablement été oubliés sur place par des ouvriers, a affirmé Mme Gauthier. Ils avaient encore leur écrou. Ils sont finalement tombés à cause de la vibration. Nous avons fait une vérification et nous n'avons pas trouvé d'autres boulons oubliés. »

Par mesure de sécurité

L'inspection visuelle faite mercredi consistait à vérifier sur le pont et près de ses abords. Mme Gauthier précise que ne voulant « pas prendre de chance », une équipe se rendra de nouveau sur place, « la semaine prochaine », avec une nacelle, pour aller vérifier sous la grille métallique qui sert de chaussée aux autobus. « On ne pouvait pas aller sous le pont immédiatement parce que ça prend un équipement pour aller là, c'est difficile d'accès », explique Mme Gauthier.

La porte-parole de la STO rassure la population et les utilisateurs du Rapibus. « Il n'y a aucun danger avec le pont noir, dit-elle. Il a été fait selon les règles de l'art, par des professionnels. Ce n'est pas la STO qui est arrivée là avec ses tournevis. »

Les professionnels responsables du tronçon du pont noir n'avaient toutefois pas jugé nécessaire de souder les boulons ajoutés à la grille métallique sur laquelle roulent les autobus, a appris LeDroit. Résultat : les boulons ont commencé à se dévisser, à tel point qu'une équipe de professionnels a dû se rendre sur place, en décembre, pour resserrer les boulons et les souder.

À ce moment, le Rapibus empruntait le pont noir des dizaines de fois par jour depuis déjà deux mois.

« Nous les avons tous resserrés et pour être certains qu'ils ne se dévisseraient plus, nous les avons soudés, précise Sylvain Martel, directeur du bureau de projet du Rapibus. Les professionnels sur le projet ne croyaient pas qu'il était nécessaire de souder les boulons. Nous les avons fait souder par prévention quand ils se sont mis à dévisser. »

La porte-parole de la STO ajoute que ces boulons n'ont pas comme fonction de sécuriser la structure, ou la grille qui sert de chaussée. « Ils n'ont aucun lien avec la solidité du pont », précise-t-elle.

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