Roger Fleury demande l'intervention d'Ottawa

Roger Fleury fait maintenant appel au gouvernement fédéral dans sa bataille... (SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LeDroit)

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SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Roger Fleury fait maintenant appel au gouvernement fédéral dans sa bataille pour la préservation du site historique «vieux de 6000 ans» de la rue Jacques-Cartier, à Gatineau.

Militant autochtone et professeur d'histoire depuis 30 ans, M. Fleury s'est présenté aux Terrasses de la Chaudière, hier matin, pour remettre une lettre aux ministres des Affaires autochtones et du Patrimoine canadien, Bernard Valcourt et Shelly Glover, leur demandant leur aide.

«La question autochtone, c'est une affaire fédérale. Là, je me rends compte que je dois faire le chemin tout seul. Mais tout ce beau monde est payé pour faire cela, protéger le patrimoine. Alors qu'est-ce qu'ils vont faire pour protéger le site? C'est leur rôle. Moi, je n'ai jamais pensé que j'aurais eu à le faire à leur place. Je ne pensais jamais me rendre jusqu'ici», a fait valoir M. Fleury, chef des Algonquins hors réserve de Fort-Coulonge.

«Je demande au premier ministre d'agir afin d'arrêter ce honteux précédent qui détruit un site historique de 6000 ans.»

M. Fleury étudie toujours la possibilité de demander lui-même une injonction pour stopper les travaux sur «ce site historique de 6000 ans, sacré pour les Premières nations». Mais il reconnaît qu'il devra faire vite. Il espère toutefois que le gouvernement fédéral interviendra en sa faveur dans le dossier.

En septembre, l'homme a été libéré de sa détention préventive après avoir été arrêté par la police de Gatineau, à la suite de l'occupation d'un terrain de la rue Jacques-Cartier. Son procès a été fixé au 8 octobre.

M. Fleury soutient toujours que le site historique sera détruit inutilement pour faire passer des tuyaux dans le cadre des travaux de réaménagement du secteur, un projet de la Ville de Gatineau et de la Commission de la capitale nationale. Il dit ne pas comprendre pourquoi les fouilles n'ont pas été faites en 2006, plutôt qu'à la veille des travaux de construction dans le secteur.

Pgaboury@ledroit.com

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