«On a fait un compromis» - M. Pedneaud-Jobin

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Chercher de la collusion c'est long, ça exige une quantité de travail phénoménale et ça peut mener à absolument rien si on ne fouille pas au bon endroit. Conscient qu'il y a une limite à la charge de travail que peut absorber son administration, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, admet qu'il a dû accepter un «compromis» dans sa traque aux collusionnaires.

Il n'a pas l'intention pour autant de laisser le champ libre aux magouilleurs qui voudraient se «mettre la main dans la sacoche», mais il reconnaît que l'analyse des contrats octroyés par le passé, notamment dans le domaine des infrastructures, devra se faire par petites bouchées.

Tâche colossale

«On a fait un compromis, a-t-il lancé hier. Au début on disait qu'il fallait examiner l'ensemble de nos actions municipales, mais on s'aperçoit que la quantité de travail que ça exigerait pour le faire serait très grande. C'est une question de capacité de travail et aussi de ne pas vouloir travailler pour rien. Nous allons creuser dans des domaines où nous avons suffisamment d'informations nous démontrant que ça vaut la peine.»

L'administration a planché pendant des mois sur le rapport présenté mardi concernant la collusion exercée à Gatineau par les firmes de génie civil entre 2003 et 2009. Le maire a mentionné qu'un deuxième rapport sur la collusion est en préparation. Cette seconde enquête concerne les firmes de laboratoire pour le contrôle des matériaux sur les chantiers de construction. Elle a été demandée par la direction générale, le printemps dernier.

«Chaque fois qu'il y aura un domaine où nous aurons assez d'informations, nous allons vérifier, a affirmé le maire. Là, nous faisons le travail avec le contrôle des matériaux et dans les semaines ou mois à venir on verra à quels autres domaines on va s'attarder.» M. Pedneaud-Jobin est toutefois demeuré flou dans ses réponses quant à la nécessité de revoir en profondeur les contrats dans le domaine des infrastructures.

«Partout où nous allons sentir qu'il y aurait des gestes illégaux, nous allons poser tous les gestes à notre disposition, a insisté le maire. Qu'ils viennent de notre équipe ou que ce soit par le transfert de dossier à l'UPAC, chaque fois qu'il faudra agir, nous allons le faire. Il faut redonner confiance aux citoyens en leurs institutions publiques. Il faut aussi envoyer le message aux firmes qu'il y a des choses que nous ne tolérons pas.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer