Gatineau s'entend sur la location du Quai des artistes

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Le Quai des artistes sera entièrement refait dans le cadre des travaux.

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La Ville de Gatineau fait de son Quai des artistes une infrastructure qui sera beaucoup plus payante qu'elle ne l'a jamais été auparavant.

Pour la première fois depuis des décennies, Gatineau touchera un loyer en phase avec le prix du marché pour les droits d'amarrage au quai. La Ville s'est entendue, hier, avec la firme Croisières Outaouais pour une période de 25 ans. La compagnie de Robert Taillefer aura l'exclusivité des droits d'amarrage pour toute la durée de l'entente.

Le loyer de base annuel sera de 24 000 $, plus taxes, non indexé. À cela s'ajoute un montant de 6000 $ indexé annuellement pour les frais d'exploitation. Comme M. Taillefer était le seul soumissionnaire, la Ville a pu négocier à la hausse le prix qui avait été offert.

Croisières Outaouais amarre ses bateaux au Quai des artistes depuis les années 1980. Entre 2001 et 2011, l'entreprise a payé moins de 10 000 $ par année pour utiliser cette infrastructure municipale. « Nous n'avions pas le prix auquel la Ville était en droit de s'attendre pour l'utilisation d'une telle infrastructure », a indiqué la conseillère du quartier, Myriam Nadeau.

Avec les travaux de 42 millions en cours pour embellir la rue Jacques-Cartier et les travaux de réfection du Quai des artistes qui coûteront 1,69 million $, deux fois plus que ce qui avait été estimé, la Ville voulait s'assurer d'obtenir sa part dans ce dossier.

Gatineau a effectué une étude de marché auprès des entreprises de croisières et auprès de certains organismes propriétaires de quais à travers le Canada. Avec un prix de location atteignant 34 492 $, incluant les taxes, Gatineau est convaincue d'obtenir un prix juste pour l'utilisation de son infrastructure.

Attention au bruit

Au cours des six mois de négociation impliquant la Ville et M. Taillefer, la question du bruit engendré par l'activité commerciale de Croisières Outaouais a été discutée. Ce dernier devra respecter la réglementation municipale quant au bruit, sous peine de risquer une cessation du bail.

« Les activités doivent se passer dans le respect de la réglementation municipale, a indiqué Mme Nadeau. Il y a déjà eu des enjeux quant au bruit à l'époque. M. Taillefer est ouvert à la discussion. De respecter la réglementation municipale est une clause normale dans un bail de 25 ans et comme dans n'importe quel bail, il y a des clauses de cessation si une des deux parties ne respecte pas ses engagements. »

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