En guerre contre l'agrile du frêne

La Ville de Gatineau prévoit investir 1,2 million de... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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La Ville de Gatineau prévoit investir 1,2 million de dollars par année d'ici 2017 pour son plan de gestion de l'agrile du frêne.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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La Commission de la capitale nationale (CCN) a dû abattre 1 310 frênes victimes de l'agrile sur son territoire depuis 2010. Quarante-cinq pour cent d'entre eux ont été coupés depuis le début de l'année.

Et l'agrile du frêne continue de faire des victimes dans la région d'Ottawa-Gatineau. La CCN a d'ailleurs récemment dû couper cinq frênes situés en plein centre-ville de Gatineau.

Les arbres touchés par l'insecte nuisible se trouvaient sur la rue Laurier, entre le monastère des Servantes de Jésus-Marie et un stationnement vacant, au nord du parc Jacques-Cartier.

« Il s'agit d'un terrain urbain et pour des raisons de sécurité publique, nous avons dû abattre ces arbres. Malheureusement, la majorité des frênes sur les terrains de la CCN ont été touchés par l'agrile depuis trois ans. Pour y remédier, la CCN a élaboré une stratégie de gestion de l'agrile du frêne », explique Jasmine Leduc, responsable des relations avec les médias à la CCN.

Selon la stratégie de gestion de l'agrile du frêne adopté en janvier par la CCN, chaque frêne abattu doit être remplacé, dans la mesure du possible, par un arbre indigène plus résistant à notre climat. On ignore pour le moment si les cinq frênes de la rue Laurier seront remplacés.

Les Villes de Gatineau et d'Ottawa se sont elles aussi lancées dans la guerre contre l'agrile du frêne depuis quelques années. À Gatineau, où on dénombre quelque 30 500 frênes publics, la Ville prévoit investir environ 1,2 million $ par année d'ici 2017 pour son plan de gestion de cet insecte.

Cette somme servira notamment à traiter une partie des frênes non infestés ou très peu infestés à l'aide d'un insecticide biologique, à abattre les frênes infestés, soit environ 1 000 par année, et à remplacer les frênes abattus. À ce jour, les traitements réalisés à l'aide de l'insecticide biologique ont connu un taux de succès de 82 %, selon les autorités municipales.

À Ottawa, les ravages de l'agrile du frêne sont si considérables que la ville pourrait perdre le quart de son couvert forestier, d'ici cinq ans. Le groupe Écologie Ottawa s'est donné pour mission de planter un million d'arbres dans la capitale d'ici 2017, afin de remédier à la situation.

« Entre 2011 et 2013, la Ville d'Ottawa a supprimé 7 938 frênes qui étaient infectés par l'agrile du frêne. Pendant la même période, la Ville a planté 11 162 nouveaux arbres de remplacement ou comme mesure proactive dans les secteurs où se trouvent des frênes infectés », indique David Barkley, gestionnaire des Services forestiers à la Ville d'Ottawa.

L'agrile du frêne a été aperçu pour la première fois aux États-Unis, puis en Ontario en 2002 et finalement au Québec en 2008. L'infestation s'est étendue à la région d'Ottawa-Gatineau en 2010.

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