Bureau voit un «Central Park» dans la Forêt Boucher

La Forêt Boucher du secteur Aylmer est désormais... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La Forêt Boucher du secteur Aylmer est désormais protégée contre tout développement immobilier par la Ville de Gatineau, qui y a annoncé la création d'un parc que le maire Marc Bureau imagine déjà comme l'équivalent du Central Park de New York.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La forêt Boucher du secteur Aylmer est désormais protégée contre tout développement immobilier par la Ville de Gatineau, qui y a annoncé la création d'un parc que le maire Marc Bureau imagine déjà comme l'équivalent du Central Park de New York.

Le conseiller du district Deschênes, Alain Riel, attendait ce moment depuis sept ans. « Dans 100 ans, ce sera entouré de développements immobiliers, et il y aura là cet espace vert d'une intensité grandiose », s'est-il réjoui lors de l'annonce faite hier matin à l'orée de la forêt.

Pour le maire Bureau, l'impact de cette annonce sera encore plus perceptible dans quelques dizaines d'années, alors que le secteur aux alentours de la forêt sera bien plus développé qu'il ne l'est aujourd'hui. « Quand la population aura grandi de 50 000 ou 60 000 personnes, la forêt Boucher sera peut-être un petit peu notre Central Park », a-t-il mentionné.

Le nouveau statut accordé à cette zone verte permettra, grâce à un changement de zonage, la création du parc de la Forêt-Boucher et d'un écoterritoire à proximité, des centaines d'hectares « qui vont être préservées à tout jamais pour les générations futures », a noté M. Bureau.

« Au moment où on se parle, la forêt Boucher est zonée différé économique. Ça m'a amené bien de l'anxiété et des nuits blanches, a indiqué M. Riel. [...] La vision, avant, c'était d'en faire un parc d'affaires. Dans la révision [du schéma d'aménagement], le zonage devient récréatif. »

Profiter de la nature

Le nouveau zonage assurera la protection des espaces verts et des milieux humides se trouvant dans la forêt Boucher. Il permettra aux citoyens d'en profiter encore davantage, croit M. Riel.

Les aménagements récréatifs qui seront faits dans ce nouveau parc ne sont pas encore tous déterminés, mais un plan de gestion a été déposé auprès des membres du conseil municipal.

« Moi, je rêve à une cabane à sucre éducative, par exemple, qui serait gérée pas un organisme sans but lucratif ou une école. Du vélo ou du ski de fond. Un pavillon, éventuellement, dans le parc. Et il pourrait y avoir une patinoire grand public », a mentionné Alain Riel. Ce dernier souligne qu'il y a actuellement huit kilomètres de sentiers aménagés de façon naturelle dans la forêt.

Quant aux sommes qui seront nécessaires pour réaliser de tels aménagements, M. Riel note que plusieurs scénarios sont possibles, dont l'utilisation d'argent en provenance du Fonds de développement des communautés ou du plan quadriennal des parcs.

La Ville de Gatineau, qui n'est propriétaire que d'un peu plus de la moitié de la forêt Boucher, tente aussi toujours d'acquérir les terrains restants. Le cinquième du territoire de la forêt appartient au ministère des Transports du Québec, tandis qu'environ le quart appartient à un propriétaire privé, avec qui les négociations vont « très bien », affirme M. Riel.

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