Marquage des rues: Gatineau perd patience

Lingbec avait attiré l'attention sur son travail déficient... (Photo courtoisie)

Agrandir

Lingbec avait attiré l'attention sur son travail déficient en juillet dernier. Un marquage de la chaussée contradictoire, fait à l'angle du chemin Lépine et de la rue MacLaren, avait soulevé les railleries des internautes.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

La Ville de Gatineau perd patience et met à l'amende l'entreprise responsable du marquage des rues sur son territoire.

Le maire Marc Bureau a utilisé un ton vindicatif qu'on lui connaît peu, mardi, pour qualifier de « pire contrat municipal » celui qui a été octroyé à la firme Lignbec pour le marquage des lignes sur les rues de Gatineau.

Voyant que les travaux n'avançaient pas - ou encore qu'ils étaient mal effectués -, la Ville a annoncé qu'elle allait imposer une amende de 1000 $ par jour de retard dans les travaux à Lignbec, une filiale de TRA Inc., une firme qui a pignon sur rue à Saint-Eustache.

Le «pire contrat»

« Il y a des retards importants, des travaux qui ne sont pas faits, d'autres qui ne l'ont pas été correctement, a précisé le maire Bureau. Des travaux devront être recommencés. Certains devaient être terminés en juillet, d'autres en août. C'est vraiment le pire contrat municipal de marquage de rue que nous avons eu à Gatineau. »

Les services municipaux n'hésitent pas à affirmer qu'il s'agit de la pire performance pour un entrepreneur sous contrat avec la Ville de Gatineau depuis la fusion. Plus de 200 oublis ont été répertoriés sur les artères de la Ville, alors que l'entrepreneur identifiait ces travaux comme complétés, précise l'administration.

Lignbec a obtenu quatre contrats d'une valeur totale de 400 000 $ pour effectuer le travail. La Ville n'a effectué aucun paiement à ce jour.

De nombreuses plaintes

Le maire a indiqué que de nombreuses plaintes de citoyens ont été formulées à cet effet à la Ville de Gatineau.

Certains se sont inquiétés de l'absence de marquage aux abords des écoles en cette veille de rentrée scolaire.

« Les citoyens nous en parlent beaucoup, a-t-il dit. Les délais sont beaucoup trop longs, mais là, nous allons donner des amendes. Nous irons en cour s'il le faut. Je ne sais pas combien totalisent les amendes à ce jour, mais les travaux ne sont toujours pas terminés. La firme a intérêt à aller le plus vite possible parce que ça va lui coûter 1000 $ par jour. »

Marquage contradictoire

La firme Lingbec avait attiré l'attention sur son travail en juillet dernier. Un marquage de la chaussée on ne peut plus contradictoire, fait à l'angle du chemin Lépine et de la rue MacLaren, avait soulevé les railleries des internautes sur les médias sociaux.

En direction est, sur la voie de gauche du chemin Lépine, juste avant l'intersection, trois grosses flèches blanches avaient été peintes sur la chaussée. La première invitait les automobilistes à tourner à gauche, mais les deux suivantes, dans la même voie, proposaient aux conducteurs de tourner à droite.

La firme TRA Inc. n'a pas donné suite aux appels du Droit.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 28 août 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer